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RTX 5070 Ti mining profitability : le calcul complet de rentabilité

Cartes graphiques

RTX 5070 Ti mining profitability : le calcul complet de rentabilité

La question du 5070 ti mining profitability a une réponse chiffrée, et elle tient dans un écart de réglage. Laissée à ses 300 W d’usine, une GeForce RTX 5070 Ti perd 0,82 € par jour au tarif réglementé français. Bridée à 100 W sur Autolykos2, elle en gagne 0,14. Le matériel est identique, seule la limite de puissance change. Cette page donne le hashrate algorithme par algorithme, le calcul complet au tarif d’août 2026, le réglage qui fait basculer le résultat, et la comparaison avec les deux autres cartes Blackwell.

  • Hashrate de la RTX 5070 Ti algorithme par algorithme

  • Fiche technique : 8 960 cœurs et 16 Go de GDDR7

  • Rentabilité au tarif français : le calcul et le seuil

  • Le réglage à 100 W, celui qui change le signe du résultat

  • Face à la RTX 5080 et à la RTX 5090

  • Prix, disponibilité et durée d’amortissement

  • Ce que la carte ne fait pas, malgré ce qui se lit

Hashrate de la RTX 5070 Ti algorithme par algorithme

Un chiffre de hashrate sans nom d’algorithme ne se compare à rien. Voici les débits relevés sur une carte réglée pour l’efficacité, avec la consommation associée à chaque configuration.

Algorithme

Monnaie

Hashrate

Consommation

Efficacité

Autolykos2

Ergo

195 à 265 MH/s

100 W

1,95 à 2,65 MH/s par watt

NexaPoW

Nexa

180 MH/s

200 W

0,90

Octopus

Conflux

88 MH/s

180 W

0,49

Etchash

Ethereum Classic

88 MH/s

150 W

0,59

KawPow

Ravencoin

43 MH/s

190 W

0,23

Autolykos2 domine de très loin en efficacité, pour une raison structurelle : l’algorithme sollicite la bande passante mémoire et laisse le cœur graphique tourner à basse fréquence. C’est aussi le réglage sur lequel la carte reste froide et silencieuse, ce qui compte quand la machine tourne en continu.

La ligne Etchash mérite une mise en garde. Elle correspond à Ethereum Classic, pas à Ethereum : ce dernier a quitté la preuve de travail le 15 septembre 2022 et n’attribue plus rien à des mineurs. Les tables de hashrate encore libellées « Ethash » sur les cartes récentes décrivent une performance sans contrepartie économique.

geforce rtx 5070 ti installée dans une machine ouverte, connecteur d’alimentation et backplate visibles

Fiche technique : 8 960 cœurs et 16 Go de GDDR7

La RTX 5070 Ti est sortie le 20 février 2025 sur la puce GB203, la même que celle de la RTX 5080, avec une portion d’unités désactivée.

Caractéristique

RTX 5070 Ti

RTX 5080

Architecture

Blackwell

Blackwell

Puce

GB203

GB203

Cœurs CUDA

8 960

10 752

Fréquence boost

2 452 MHz

2 617 MHz

Mémoire

16 Go GDDR7

16 Go GDDR7

Bus mémoire

256 bits

256 bits

Bande passante

≈ 896 Go/s

≈ 960 Go/s

TDP

300 W

360 W

L’écart de 20 % sur les cœurs CUDA ne se retrouve pas dans le hashrate, et c’est la donnée qui décide de l’achat. Les algorithmes de minage encore actifs sont limités par la mémoire, pas par les unités de calcul : l’écart de bande passante entre les deux cartes ne dépasse pas 7 %. On paie 285 € de plus pour 7 % de débit supplémentaire.

Les 16 Go comptent pour une autre raison. Les algorithmes à DAG font grossir leur jeu de données au fil des blocs, et une carte dont la mémoire ne suffit plus décroche brutalement. Seize gigaoctets laissent plusieurs années de marge, là où les cartes de 8 Go ont déjà été écartées de plusieurs réseaux. Le mécanisme est expliqué dans la page sur la carte graphique de minage, son DAG et sa rentabilité.

Rentabilité au tarif français : le calcul et le seuil

Au 1er août 2026, le tarif réglementé de vente s’établit à 0,2001 € le kilowattheure en option base et à 0,1589 € en heures creuses. Voici ce que produit une RTX 5070 Ti tournant en continu, avec une production brute autour de 0,62 € par jour sur les algorithmes GPU actifs.

Configuration

Consommation quotidienne

Coût de l’électricité

Bilan par jour

Sur douze mois

Autolykos2 à 100 W, tarif base

2,40 kWh

0,48 €

+ 0,14 €

+ 51 €

Autolykos2 à 100 W, heures creuses

2,40 kWh

0,38 €

+ 0,24 €

+ 88 €

Octopus à 180 W, tarif base

4,32 kWh

0,86 €

− 0,24 €

− 88 €

Réglage d’usine, 300 W, tarif base

7,20 kWh

1,44 €

− 0,82 €

− 299 €

Le seuil de rentabilité se déduit directement : 0,258 € le kilowattheure sur le réglage Autolykos2, 0,086 € au réglage d’usine. Entre les deux se trouve le tarif français, et c’est pourquoi la même carte gagne ou perd de l’argent selon une seule ligne de configuration.

Ces chiffres bougent avec le cours des jetons produits et la difficulté des réseaux, dans les deux sens. Ce qui ne bouge pas, c’est la structure du calcul : une consommation connue au watt près face à une production incertaine. Un mineur qui ne surveille que la seconde se trompe de moitié de l’équation.

Le réglage à 100 W, celui qui change le signe du résultat

Trois interventions, dans cet ordre, et le résultat passe du négatif au positif.

Limiter la puissance. C’est le levier principal et le plus simple. Sous Linux, nvidia-smi -pl 100 ; sous Windows, le curseur de puissance de MSI Afterburner. Le hashrate en Autolykos2 chute d’environ 10 % pendant que la consommation tombe de deux tiers.

Abaisser la tension. L’undervolting complète le bridage en fixant une courbe tension-fréquence autour de 850 mV. La carte atteint sa fréquence utile avec moins de courant, chauffe moins, et ses ventilateurs deviennent inaudibles. Les paliers se testent par 25 mV : une instabilité se signale par l’arrêt du mineur en quelques minutes.

Overclocker la mémoire. Seul réglage qui augmente le débit sur un algorithme limité par la mémoire. La GDDR7 encaisse en général 1 000 à 1 500 MHz supplémentaires. Attention au piège : la correction d’erreurs intégrée masque la dégradation, et au-delà d’un certain point le hashrate affiché continue de monter alors que les parts valides remontées au pool diminuent. Le seul juge est le compteur du pool, jamais celui du logiciel.

À l’inverse, augmenter la fréquence du cœur graphique consomme sans produire sur ces algorithmes. Et le refroidissement importe moins qu’on ne le croit sur une carte bridée à 100 W : les modèles à trois ventilateurs facturent une dissipation dont ce réglage n’a pas l’usage.

courbe tension-fréquence d’une carte graphique affichée dans un logiciel de réglage, point de fonctionnement abaissé

Face à la RTX 5080 et à la RTX 5090

Les trois cartes partagent l’architecture Blackwell et se tiennent en efficacité. La comparaison utile porte donc sur le débit rapporté au prix payé.

Carte

Autolykos2

Consommation réglée

Prix de lancement

MH/s par euro investi

RTX 5070 Ti

195 à 265 MH/s

100 W

884 €

0,22 à 0,30

RTX 5080

270 à 315 MH/s

140 W

1 169 €

0,23 à 0,27

RTX 5090

575 MH/s

≈ 300 W

≈ 2 000 $

0,31

La RTX 5090 mène au débit par euro, mais elle impose une alimentation et une dissipation d’un autre ordre, et son prix d’entrée immobilise deux fois plus de capital pour la même incertitude. La RTX 5070 Ti reste le meilleur compromis pour une machine unique, la RTX 5080 en minage se justifiant surtout quand la carte sert d’abord à autre chose. Le détail du modèle supérieur figure dans la page sur la RTX 5090 et sa rentabilité de minage.

Sur le marché de l’occasion, une RTX 4090 pour le minage reste une concurrente sérieuse malgré son âge. Côté AMD, la Radeon RX 9070 XT propose une efficacité proche pour un tarif souvent inférieur, comme le montre le comparatif de la RX 9070 XT pour le minage.

Prix, disponibilité et durée d’amortissement

Le tarif conseillé en France s’établissait à 884 € au lancement. Les premières semaines l’ont vu se négocier bien au-dessus, autour de 1 049 €, sous l’effet d’une disponibilité contrainte. Les modèles partenaires d’ASUS, MSI, Gigabyte ou Palit s’étagent selon le refroidissement et l’overclocking d’usine.

Le calcul d’amortissement se pose franchement. À 51 € de marge annuelle au tarif base, une carte achetée 884 € ne se rembourse pas : il faudrait dix-sept ans, et aucun réseau de minage n’a dix-sept ans de visibilité. En heures creuses, la marge monte à 88 € et le délai tombe à dix ans, ce qui ne change pas la conclusion.

Une RTX 5070 Ti achetée uniquement pour miner est un mauvais placement. Elle devient intéressante dans deux situations : quand la carte sert d’abord au jeu, au montage ou au calcul, et que le minage occupe ses heures d’inactivité ; et quand la chaleur produite remplace un chauffage électrique en hiver, auquel cas l’électricité est dépensée de toute façon. Pour une machine multi-cartes, le budget complet est chiffré dans la page sur le rig de minage et son coût réel, et l’alimentation à prévoir se dimensionne sur la consommation mesurée, pas sur le TDP annoncé.

Ce que la carte ne fait pas, malgré ce qui se lit

Trois affirmations circulent sur cette carte et sur toute la série RTX 50. Aucune ne résiste.

Le DLSS 4 et la génération multi-frame n’améliorent pas le minage. Ce sont des fonctions de rendu graphique, appelées par un moteur de jeu pour produire des images. Un mineur ne dessine rien : ces blocs restent inactifs pendant toute la session. Les annonces de « 25 % de performances de minage supplémentaires grâce au multi-frame » n’ont aucun support technique.

La carte ne mine pas de bitcoin. Le SHA-256 est passé aux circuits dédiés en 2013, avec un écart de plusieurs ordres de grandeur : une carte graphique dépasse 1 000 joules par térahash quand un ASIC actuel descend à 13,5. Le rapprochement est traité chiffres en main dans la page sur les ASIC de minage.

Aucun firmware ne double le hashrate. Les pilotes NVIDIA améliorent la stabilité et corrigent des régressions ; ils n’ajoutent pas d’optimisation de minage, et NVIDIA n’a plus de bridage de type LHR à lever depuis la génération RTX 30. Les gains réels viennent du logiciel de minage, dont les versions successives grattent quelques pourcents, et du réglage de la carte. Le choix du mineur selon l’algorithme est détaillé dans la page des logiciels de minage classés par algorithme.

wattmètre affichant la consommation d’une machine de minage équipée d’une carte graphique bridée

Plusieurs RTX 5070 Ti dans une même machine

C’est le montage qui rend la carte intéressante, parce que ses 100 W en fonctionnement bridé changent complètement l’arithmétique électrique d’un rig.

Six cartes réglées ainsi consomment 600 W, auxquels s’ajoutent une centaine de watts pour la carte mère, le processeur et les ventilateurs. L’ensemble tient sur un circuit domestique de 16 A avec une marge confortable, là où six cartes au réglage d’usine réclameraient 1 900 W et une ligne dédiée. La différence n’est pas seulement financière : elle décide de la faisabilité du montage dans un logement.

Configuration

Puissance totale

Débit cumulé

Coût électrique annuel

Trois cartes bridées à 100 W

≈ 380 W

≈ 795 MH/s

666 €

Six cartes bridées à 100 W

≈ 700 W

≈ 1 590 MH/s

1 227 €

Six cartes au réglage d’usine

≈ 1 900 W

≈ 1 750 MH/s

3 331 €

La dernière ligne résume l’enjeu : 10 % de débit supplémentaire pour 2 100 € d’électricité en plus chaque année. Sur un rig, le bridage n’est pas une optimisation, c’est la condition d’existence du projet.

Deux points de montage méritent attention. Les risers PCI-e doivent être de bonne facture, parce qu’un mauvais riser fait disparaître une carte du logiciel au bout de quelques jours. Et le BIOS de la carte mère demande l’activation d’Above 4G Decoding ainsi que le passage des ports en mode Gen1, sans quoi les cartes au-delà de la quatrième ne sont jamais reconnues. Le montage complet est décrit dans la page sur le rig de minage et son assemblage, et le choix des câbles dans celle sur les risers GPU pour le minage.

Occasion et revente : la ligne qui change le résultat

Le calcul d’amortissement présenté plus haut ignore volontairement un poste, et c’est celui qui pèse le plus lourd : la valeur de revente.

Une carte bridée à 100 W tourne froide, ses ventilateurs restent lents et rien de son usage ne se voit à la revente. Elle se négocie donc au même prix qu’une carte de jeu du même âge. Face à 51 € de marge annuelle, une décote de 200 € sur une année pèse quatre fois plus que la production. Le vrai calcul d’un mineur domestique porte donc sur le cycle du marché des cartes graphiques, pas sur le cours des jetons.

À l’achat, le marché de l’occasion mérite la même prudence dans l’autre sens. Une carte revendue par un mineur ayant tourné au réglage d’usine pendant deux ans a des ventilateurs fatigués et une pâte thermique sèche : le remplacement des deux coûte une quarantaine d’euros et une heure de travail, ce qui reste très inférieur à la décote consentie. Ce qui ne se répare pas, en revanche, c’est une mémoire dégradée par un overclocking permanent, et elle se détecte en surveillant le taux de parts rejetées sur une session de quelques heures.

Questions fréquentes sur le minage avec la RTX 5070 Ti

Question

Réponse

Quelle est la rentabilité réelle de la RTX 5070 Ti ?

Environ + 0,14 € par jour au tarif base et + 0,24 € en heures creuses, sur le réglage Autolykos2 à 100 W. Au réglage d’usine, elle perd 0,82 € par jour.

Quel est son hashrate ?

195 à 265 MH/s en Autolykos2, 88 MH/s en Octopus et en Etchash, 43 MH/s en KawPow.

Faut-il la préférer à la RTX 5080 ?

Pour miner, oui. L’écart de bande passante mémoire ne dépasse pas 7 % alors que la différence de prix atteint 285 €.

Combien de temps pour l’amortir ?

Dix-sept ans au tarif base, dix ans en heures creuses. Autrement dit, elle ne s’amortit pas par le seul minage.

Le minage use-t-il la carte ?

Bridée à 100 W, elle tourne à basse température et souffre moins qu’en usage jeu intensif. Ce qui s’use en premier reste les roulements des ventilateurs.

Peut-on miner et jouer en même temps ?

Non, dans les faits. Le mineur occupe la carte en totalité ; il se met en pause au lancement d’un jeu chez la plupart des logiciels grand public.