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Rig de minage : rentabilité réelle d’une configuration GPU en 2026

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Rig de minage : rentabilité réelle d’une configuration GPU en 2026

Six cartes graphiques haut de gamme coûtent le prix d’une voiture d’occasion correcte. La question qui vient après se pose rarement à voix haute : cet argent, branché sur une prise française ordinaire, il rapporte combien ?

Au 13 août 2026, un abonnement de 12 kVA au tarif réglementé bleu paie le kilowattheure 0,1985 € en option base. Une GeForce RTX 5090 s’affiche autour de 3 900 € en comparateur, mais la première réellement disponible chez un revendeur français coûte 5 250 €. Six cartes, plus la carte mère, le processeur, la mémoire, le disque, les deux alimentations, les risers et le châssis, font un ensemble à 32 900 €. Sur l’algorithme le mieux payé du jour, chaque carte produit 2,43 $ par tranche de vingt-quatre heures, soit 14,58 $ pour l’ensemble, soit 12,63 € au change. Côté facture, six cartes à 500 W et une centaine de watts pour le reste donnent 3 100 W, donc 74,4 kWh par jour, donc 14,77 €. Le rig perd 2,14 € par jour, 781 € sur une année pleine, en plus des 32 900 € déjà sortis.

Ce nombre se déplace. Trois leviers agissent dessus, avec des rendements qui n’ont rien de comparable. Un quatrième change la nature du problème, et les guides d’assemblage ne le mentionnent jamais.

Trois leviers sur le solde, et un seul qui le multiplie

Le bridage : diviser les watts sans toucher au hashrate

Une carte graphique de série est réglée pour le jeu, où compte l’image la plus rapide possible. En minage, ce qui travaille est la bande passante mémoire, et le cœur graphique tourne à vide en brûlant du courant. Baisser sa fréquence et sa tension ne coûte presque rien en production.

Le cas est mesuré sur une Radeon RX 9070 XT, une carte qu’AMD annonce à 304 W de puissance de carte. Cœur à moins 500 MHz, tension à moins 200, mémoire Hynix, sous SRBMiner : elle tient 78,8 MH/s en Autolykos2 pour 144 W au compteur. Moins de la moitié de ce que sa fiche technique autorise, sur une charge qui la sollicite pourtant sans relâche.

Traduit en prix du courant, le résultat est sans appel. Le seuil au-delà duquel une carte perd de l’argent est inversement proportionnel à ce qu’elle consomme : diviser les watts par deux double le prix du kilowattheure qu’elle supporte. Ces 78,8 MH/s rapportent 0,08 $ par jour, sept centimes d’euro, pour 3,456 kWh avalés. La carte tient donc tant que le kilowattheure reste sous 0,020 €. Laissée à ses 304 W, elle tombe sous le centime. Le courant français est à 0,1985 € : dix fois trop cher dans le premier cas, vingt fois dans le second. Le bridage double le solde, il ne rachète pas une carte grand public branchée sur une prise française, et aucun réglage ne l’en approche. Sur son algorithme le mieux payé, cette même Radeon monte à 0,61 $ par jour pour 316 W, ce qui porte son seuil à 0,070 €. Le tiers du prix réel. Les réglages carte par carte sont détaillés du côté des performances de la RX 9070 XT et de son efficacité en minage.

Aucun autre levier n’offre ce rapport. Le bridage ne coûte rien, se règle en une soirée, et il divise la seule dépense récurrente de l’installation sans entamer la recette. Il tient aussi les cartes vingt degrés plus bas, ce qui décide de leur durée de vie autant que de leur facture.

L’algorithme : un facteur trois, et un classement qui ne tient pas trois mois

Ethereum ne se mine plus depuis le 15 septembre 2022, date de son passage en preuve d’enjeu. Tout guide qui recommande encore une carte « pour miner de l’Ether » recopie un texte de 2021. Ce qui tourne réellement sur GPU en août 2026 tient sur les doigts de deux mains, ou presque : Pearl, Epic Cash en ProgPow, Meowcoin, Zano, Karlsen, Qubitcoin, Conflux en Octopus, Quai et Ravencoin en KawPow, Iron Fish en FishHash, Ergo en Autolykos2, Xelis, Beam, Nexa, Grin, et une poignée d’autres qui paient trop peu pour qu’on allume une carte dessus.

Sur une RTX 5090, WhatToMine donne 2,43 $ par jour à Pearl et 0,81 $ à Ravencoin. Un facteur trois, pour la même carte, la même prise et la même soirée de montage. Pire : le classement se lit avec la consommation associée, car Pearl fait tirer 500 W à la carte quand KawPow s’en tient à 360. Six RTX 5090 lancées sur Ravencoin produisent 4,86 $, soit 4,21 €, et brûlent 10,77 € de courant : 6,56 € de perte quotidienne. Les mêmes six cartes sur Pearl en perdent 2,14. Le choix du logiciel et de la monnaie pèse ici trois fois plus lourd que le choix des cartes, le catalogue des logiciels de minage classés par algorithme et par matériel sert à ne pas se tromper de fichier de configuration.

Reste que ce classement est daté du jour. Pearl en fournit la démonstration la plus nette de l’année. Ce réseau a ouvert son mainnet le 27 avril 2026 avec une preuve de travail dite utile : les mineurs exécutent des multiplications matricielles, gardent la trace de chaque résultat intermédiaire et hachent la transcription entière ; si le condensat passe sous la cible, la part est bonne. Aucune preuve à divulgation nulle là-dedans, et le projet s’en explique : à cette échelle, elle coûterait plus cher que le calcul qu’elle certifie. Rien n’est réservé à Nvidia non plus : des parts acceptées sont remontées de cartes AMD, de processeurs serveur et de puces Apple. La ruée a été immédiate, et le rendement a suivi la pente inverse. Un mois après l’ouverture, le revenu quotidien d’une RTX 5090 avait déjà été divisé par deux. Au 13 août, il est à 2,43 $, et la difficulté monte toujours.

Une projection de rendement posée sur un algorithme jeune vaut donc ce qu’elle vaut : juste le jour où on la lit, fausse au trimestre suivant. La conclusion utilisable tient en une ligne. Un rig se pilote, il ne se programme pas une fois pour toutes, et son propriétaire relit son tableau tous les quinze jours.

Rig de minage ouvert sur châssis aluminium, six cartes graphiques alignées sur leurs risers, ventilateurs et faisceaux d’alimentation apparents

Le tarif électrique : heures creuses, contrat professionnel, branchement

Au 1ᵉʳ août 2026, le tarif bleu propose trois prix. L’option base facture 0,2001 € le kilowattheure à 3 et 6 kVA, mais 0,1985 € dès 9 kVA, et c’est là qu’un rig se branche, puisqu’il lui faut 12 kVA. Au-delà de 6 kVA, cette option ne se souscrit plus : fermée aux nouveaux contrats de 9 à 15 kVA depuis février 2025, de 18 à 36 kVA depuis février 2026. Seuls ceux qui l’avaient déjà la gardent, et celui qui ouvre son compteur aujourd’hui est renvoyé sur l’option heures pleines / heures creuses, à 0,2142 € le jour et 0,1589 € la nuit. Le tarif bleu professionnel, lui, est passé à 0,1624 € hors TVA le 1ᵉʳ août, après une hausse de 2,93 %. Il ne tient à aucun compteur particulier : y avoir droit suppose, depuis février 2025, moins de dix salariés et moins de deux millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan.

Faites tourner le rig de six RTX 5090 sur les huit heures creuses seulement. La recette tombe au tiers, 4,21 €. La facture aussi : 3 100 W pendant huit heures font 24,8 kWh, soit 3,94 € au tarif de nuit. Solde positif, enfin, à 27 centimes par jour. Soit 99 € par an sur 32 900 € investis, et un remboursement en 332 ans.

Le contrat professionnel fait mieux sans changer la conclusion : 74,4 kWh à 0,1624 € coûtent 12,08 €, contre 12,63 € produits, donc 55 centimes de solde quotidien et 200 € l’an. Cent soixante-cinq ans de remboursement. C’est l’arithmétique qui décide, pas l’humeur du marché : au tarif public français, la rentabilité d’un rig de minage se joue en centimes par jour quand le matériel se compte en dizaines de milliers d’euros.

Le branchement pose une limite plus concrète encore. Un logement raccordé dépasse rarement 12 kVA, et un circuit 16 A en 230 V tient 3 680 W en pointe, moins en continu. Nos 3 100 W passent tout juste, à condition qu’aucun four ni chauffe-eau ne partage la ligne. Au-delà, il faut un raccordement dédié, une demande auprès du gestionnaire de réseau et un tableau retravaillé. Le sujet du courant et de ce qu’il autorise est développé sur la page consacrée à la consommation électrique du minage, à la chaleur produite et au cadre légal.

La même carte rapporte plus louée qu’employée à miner

Une carte graphique sert à deux choses : miner, ou vendre son temps de calcul à quelqu’un qui en a besoin. Les guides d’assemblage traitent la première et oublient la seconde. Les deux marchés existent pourtant, ils sont ouverts au particulier, et ils ne paient pas pareil.

Prenez la RTX 5090. En minage, elle produit 2,43 $ par jour sur l’algorithme le mieux payé et consomme 12 kWh, soit 2,38 € de courant. Le solde tourne autour de zéro. Louée, la même carte se paie 0,69 $ de l’heure sur le palier communautaire de RunPod et 0,99 $ sur son palier hébergé. Sauf que RunPod n’inscrit plus de nouveaux hébergeurs : ses machines déjà en place restent louables, sa porte est fermée. Pour qui veut mettre sa carte en location aujourd’hui, il reste Vast.ai, et Vast.ai seul. La place annonce à ses hébergeurs 0,30 à 0,60 $ par carte et par heure, et chiffre un ensemble de quatre RTX 5090 occupé 80 % du temps à 700 à 1 400 $ par mois. Par carte, cela fait 5,8 à 11,7 $ par jour. Ce qu’elle prélève au passage, elle ne le publie pas ; sa documentation dit seulement que le prix affiché au locataire dépasse d’environ un quart ce que touche l’hébergeur.

Deux à cinq fois le revenu brut du minage, sur le même matériel, dans la même pièce. Et l’écart se creuse encore après la facture : une carte louée à 80 % du temps ne tire son plein régime que 80 % du temps, quand une carte qui mine avale ses 500 W sans interruption.

Le raisonnement se vérifie aussi par le haut, sur du matériel qui n’a rien de grand public. Une instance g5.xlarge chez Amazon coûte 24,14 $ par jour dans sa région la moins chère, pour une puce de centre de données dont la valeur de minage se compte en pièces jaunes. Le locataire paie ces vingt-quatre dollars sans discuter, parce qu’il achète du calcul, pas du hachage. La RTX 4090 raconte la même histoire sur une carte que vous pouvez, elle, poser chez vous : 2,06 $ produits par jour en minage pour 380 W, contre 0,34 $ de l’heure sur le palier communautaire de RunPod et 0,74 $ sur le palier hébergé, soit 8,16 $ ou 17,76 $ par jour à occupation pleine.

Un épisode récent nuance le tableau, et il confirme la règle en la retournant. Au printemps 2026, la ruée sur Pearl s’est faite très largement sur des cartes louées : les mineurs ouvraient des instances RTX 4090 et 5090 chez RunPod et Vast.ai, les pointaient vers un pool communautaire, et empochaient l’écart. Pendant quelques semaines, miner sur une carte louée a rapporté plus que le loyer. Puis la difficulté a monté, le revenu par carte a été divisé par deux, et l’écart s’est refermé. Ces fenêtres existent, elles durent des semaines, et elles se saisissent avec une carte bleue, pas avec un châssis en aluminium.

Ce que la location impose et que le minage n’impose pas

La location ne se ramasse pas non plus par terre. Quatre contraintes s’ajoutent, absentes du minage.

  • La disponibilité. Vast.ai note chaque machine, pas son propriétaire, sur un score de fiabilité tiré de son historique de disponibilité. Toute machine démarre à 60 % et se construit une réputation, ou la perd. Les guides de location conseillent de ne rien prendre sous 95 % pour un travail à la demande. Une machine qui tombe en cours de route perd son score, et le score commande le prix. Un rig qui mine peut redémarrer trois fois par semaine sans que personne s’en aperçoive.

  • La connexion. Le débit montant et descendant est mesuré par la plateforme et affiché au locataire, qui choisit en fonction. Une fibre correcte suffit, un ADSL non. Un rig de minage, lui, envoie quelques kilo-octets par minute à son pool, dont les frais et le mode de paiement se choisissent et se contente de n’importe quelle ligne.

  • La fiscalité. Les deux activités ne se déclarent pas au même endroit. Le minage relève des bénéfices non commerciaux et se déclare à la réception des jetons, à leur valeur du jour ; louer du matériel produit un revenu commercial. Le détail des cases et des seuils est sur notre page consacrée à la fiscalité du minage crypto en France et à la déclaration.

  • L’usure. Une carte louée exécute des charges que vous ne choisissez pas, à des régimes que vous ne bridez pas, sous le contrôle d’un inconnu qui dispose d’un accès administrateur à la machine. Le rig qui mine tourne à 144 W parce que vous l’avez décidé ; le rig qui loue tourne à ce que le client demande.

Ce que le matériel vaut le jour où on le revend

La valeur de sortie fait partie du calcul d’entrée, et c’est là que le rig GPU écrase l’ASIC sans discussion possible.

Une RTX 4090 est sortie en octobre 2022 à 1 599 $. Sa production est arrêtée. En août 2026, elle s’échange d’occasion entre 2 270 et 2 500 $, au-dessus de son prix de lancement, quatre ans après, parce que ses 24 Go de mémoire servent à faire tourner des modèles. La RTX 5090 suit la même pente : lancée autour de 2 159 € début 2025, elle s’affiche à 3 900 € en comparateur en août 2026, 81 % de plus, et le premier exemplaire qu’on peut réellement mettre dans un panier chez un revendeur français est à 5 250 €, près de deux fois et demie son prix de sortie. La pénurie de mémoire que l’intelligence artificielle entretient tient le marché à la gorge.

Un Antminer S19j Pro de 100 térahashs se vendait près de 12 000 $ fin 2021, soit environ 120 $ le térahash. Il part aujourd’hui entre 610 et 1 450 $ selon l’état et la garantie, les meilleures offres autour de 930 $ : un peu plus de 9 $ le térahash. La mise a fondu de 92 %, sur un appareil qui fonctionne parfaitement.

Ce qui sépare les deux, c’est l’identité de l’acheteur. Un rig minage GPU se démonte et se revend pièce par pièce à des joueurs, des monteurs vidéo, des studios, des laboratoires, un marché qui se compte en millions d’acheteurs et qui ne sait rien du hashprice. Un ASIC se revend à des mineurs, uniquement à des mineurs, et ces acheteurs connaissent la formule du seuil aussi bien que vous. Ils savent au centime ce que la machine rapporte, ils négocient en conséquence, et le halving du printemps 2028 pèse déjà sur leurs offres. C’est un point que la comparaison chiffrée entre ASIC et rig GPU, seuil et amortissement pose en entier.

Cette ligne-là pèse plus lourd que l’électricité, et de loin. Le rig de six RTX 5090 accumule 2 344 € de pertes d’exploitation sur trois ans au tarif base. Sur la même période, un parc d’ASIC de valeur comparable laisse l’essentiel de son prix d’achat sur la table, quand des cartes recherchées pour l’entraînement de modèles se revendent parfois plus cher qu’elles n’ont coûté. La décote décide de l’arbitrage avant l’électricité, et elle ne figure sur aucun calculateur en ligne.

Les cas où la réponse honnête est de ne pas acheter

Quatre situations rendent l’achat perdant d’avance, quel que soit le soin apporté au montage.

  • Le tarif dépasse le seuil. Au réglementé base, même une carte bien bridée reste du mauvais côté de la ligne. Une offre de marché plus chère que le réglementé, ou un compteur déjà saturé par un chauffage électrique, ferment le dossier avant de l’ouvrir.

  • L’appartement. Un rig de 3 100 W dans une pièce, c’est trois convecteurs qui ne s’éteignent jamais. En juillet, la chaleur doit sortir quelque part, et le tableau électrique d’un logement ancien n’a pas été dessiné pour ça.

  • Le bruit. Un rig ouvert souffle en continu, jour et nuit, sur un timbre que l’oreille repère à travers une cloison. Personne ne dort dans la même pièce, et peu de voisins l’acceptent au-dessus d’un plancher.

  • La carte d’occasion sortie d’un rig. Ventilateurs usés par des milliers d’heures de rotation continue, pâte thermique sèche, garantie éteinte, et un vendeur qui connaît exactement l’état de sa marchandise. Regardez aussi comment le rig était alimenté : un riser branché en SATA trahit un montage bricolé, puisqu’un connecteur SATA autorise 54 W quand une carte peut tirer 75 W par le seul slot.

À l’inverse, le montage lui-même se maîtrise en une soirée quand les pièces sont bien choisies : le détail complet du choix des composants rig mining, carte mère, alimentation et châssis est traité à part, et la page rig minage : composants, assemblage et rentabilité reprend le montage étape par étape.

Le seul montage où le calcul se renverse

Il existe une configuration où toute cette arithmétique bascule, et une seule : celle où le kilowattheure est déjà dépensé.

Un convecteur électrique de 1 000 W restitue 100 % de ce qu’il consomme en chaleur. Un rig de 1 000 W aussi, à la virgule près, parce que l’électricité qui entre dans une carte graphique en ressort intégralement sous forme thermique. Placé dans une pièce que vous auriez chauffée de toute façon, le rig ne coûte pas un centime d’électricité supplémentaire : il remplace le radiateur. Sur une saison de chauffe de 180 jours, 1 000 W en continu représentent 4 320 kWh, soit 858 € que la facture aurait portés dans tous les cas. La production de minage vient alors en totalité au crédit, et un solde qui était négatif de deux euros par jour devient positif du montant entier de la recette.

Deux réserves. La chaleur sort là où le rig est posé, pas là où on la veut, et un convecteur se règle au degré près quand un rig ne connaît que deux états. Chauffer un salon avec des cartes graphiques suppose donc d’accepter une pièce à vingt-quatre degrés en février.

L’été retourne le raisonnement d’un bloc. Le kilowattheure redevient une dépense sèche, la pièce devient invivable, et dans un logement climatisé chaque watt se paie deux fois : une fois pour le produire, une fois pour l’évacuer. D’octobre à avril, il tourne ; ensuite il s’arrête, ou redescend sur les seules heures creuses pendant les six mois chauds. C’est aussi la saison où les cartes se louent le mieux, puisque la demande de calcul, elle, ignore le calendrier du chauffage. Le détail des performances de la RTX 5090 en minage et de celles de la RTX 4090 face aux algorithmes actuels sert à calibrer l’ensemble avant d’acheter quoi que ce soit.

Questions fréquentes

  • Combien rapporte un rig minage de six cartes par mois ? Au 13 août 2026, six RTX 5090 sur l’algorithme le mieux payé produisent 379 € bruts et consomment 443 € de courant au tarif réglementé base. Le résultat mensuel est donc négatif d’environ 64 €. Sur les seules heures creuses, il devient positif de 8 € par mois.

  • Quelle carte choisir pour la meilleure rentabilité d’un rig de minage ? Celle dont la bande passante mémoire est la plus élevée par watt une fois bridée, pas celle qui affiche le plus gros hashrate d’usine. Une Radeon RX 9070 XT descendue à 144 W tient un seuil de 0,020 € le kilowattheure, le double de ce que la même carte supporte à ses 304 W d’origine. Ni l’un ni l’autre n’approche le prix français du courant : le bridage améliore le solde, il ne le sauve pas.

  • Vaut-il mieux miner ou louer sa carte graphique ? Louer, à matériel identique, dans un rapport de deux à cinq. La location exige en revanche une machine disponible en permanence, une connexion mesurée par la plateforme et une déclaration fiscale différente de celle du minage.

  • Un rig d’occasion est-il une bonne affaire ? Rarement, et pour une raison mécanique : les cartes ont tourné en continu, souvent sans bridage, et les ventilateurs arrivent en fin de vie avant les puces. Le prix demandé doit intégrer un jeu de ventilateurs et une alimentation de rechange, sans quoi la bonne affaire se paie au premier hiver.