Multi mining : les quatre façons de miner deux cryptos à la fois
Une carte graphique ne calcule qu’un algorithme à la fois. Un ASIC encore moins : ses puces sont gravées pour une seule fonction de hachage et rien d’autre ne tourne dessus. Pourtant certaines machines versent bien deux monnaies par jour, parfois trois, et leur facture d’électricité ne bouge pas d’un watt. La contradiction n’est qu’apparente. Le mot « simultané » recouvre quatre mécaniques qui n’ont rien à voir entre elles, trois seulement existent encore, et la quatrième n’est même pas du minage simultané.
Celui qui tape multi mining cherche en général la première. Celui qui tape multi coin miner cherche un logiciel et tombe sur la quatrième. Les deux repartent avec la deuxième, la plus racontée et la moins rentable des quatre. Une seule ne coûte rien au compteur.
Le merged mining : une preuve de travail, deux chaînes qui la reconnaissent, aucun watt supplémentaire.
Le dual mining : deux algorithmes qui se partagent des organes différents d’une même carte.
Le partage processeur et carte graphique : deux puces distinctes dans le même boîtier, deux monnaies.
Le profit switching : une seule monnaie à la fois, changée dès qu’une autre paie mieux.
Le merged mining : le seul vrai « deux monnaies à la fois »
L’idée date de 2011 et de Namecoin. Un mineur qui cherche un bloc Bitcoin calcule des milliards de hachages par seconde, dont un seul finit par tomber sous la cible. Tous les autres partent à la poubelle. Le merged mining, ou AuxPoW pour auxiliary proof of work, ramasse ces déchets. La chaîne auxiliaire fixe une cible plus facile, glisse l’empreinte de son propre bloc dans le bloc de la chaîne parente, et accepte comme valide n’importe quel hachage qui passe sa cible à elle. Le mineur soumet le même travail deux fois. Le calcul, lui, n’a été fait qu’une seule fois.
C’est la seule des quatre mécaniques où le mineur touche deux monnaies sans dépenser une seconde de calcul de plus. Pas de réglage à trouver, pas de compromis de stabilité, pas d’arbitrage. Le prix à payer est nul, ce qui explique que presque tout le monde le fasse, souvent sans le savoir.
Litecoin et Dogecoin : la chaîne fille a dépassé la mère
Dogecoin a basculé en AuxPoW le 11 septembre 2014, au bloc 371 337, adossé au Litecoin. La décision avait été prise en août ; c’est la mise en service de septembre qui a changé la paie des mineurs. Les deux tournent sur Scrypt, donc le même ASIC sert les deux réseaux. Depuis, un mineur Scrypt encaisse les deux récompenses avec la même consommation.
Le rapport de force s’est inversé. Le Litecoin verse 6,25 LTC par bloc et produit 576 blocs par jour, soit 3 600 LTC quotidiens. Le Dogecoin verse 10 000 DOGE par bloc toutes les minutes, soit 14 400 000 DOGE par jour. Au 13 août 2026, avec un LTC à 44,68 $ et un DOGE à 0,0698 $, la première émission pèse 161 000 $ et la seconde un peu plus d’un million. La chaîne auxiliaire distribue six fois plus de valeur que la chaîne parente.
Sur une machine, ça donne ceci. Un Antminer L9 tape 16 GH/s pour 3 360 W, sorti en mai 2024, 0,21 joule par mégahash, 75 dB à plein régime. Le réseau Scrypt tourne autour de 2,6 PH/s en août 2026, si bien que ces 16 GH/s en pèsent environ six millionièmes. En vingt-quatre heures, la machine extrait donc 0,022 LTC et 88 DOGE, plus quelques Bellscoin. Traduit en dollars : 0,98 $ de Litecoin, 6,14 $ de Dogecoin, 7,12 $ en tout. Près de 86 % de la recette d’un mineur Litecoin vient du Dogecoin. Refuser le merged mining sur ce couple revient à jeter six septièmes de sa paie.
Un rendement invraisemblable se repère sans calculatrice. Les deux chaînes émettent 3 600 LTC et 14 400 000 DOGE par jour : à puissance égale entre les deux réseaux, un mineur toucherait donc quatre mille dogecoins pour un litecoin. Or toute la puissance Scrypt du Litecoin mine aussi le Dogecoin, jamais l’inverse, et le hashrate de la chaîne fille reste au-dessus de celui de la mère. Le rapport encaissé plafonne à 4 000 et se tient un peu en dessous. Un simulateur qui affiche 4 400 DOGE par litecoin s’est trompé en amont. Et tout ce qu’il calcule ensuite avec.
Cette machine consomme 80,6 kWh par jour. Au tarif réglementé français d’août 2026, 0,2001 € le kilowattheure, la facture atteint 16,14 € pour 6,19 € de production. Le trou fait dix euros par jour. Trois mille six cents sur l’année, merged mining déjà compté. Branché sur une prise domestique, le L9 brûle deux fois et demie ce qu’il rapporte. Aucune astuce logicielle ne rattrape ça.
Quel pool le propose, et comment on l’active
Rien à installer : tout se décide côté serveur. Le pool assemble les blocs, y insère les empreintes auxiliaires et redistribue. Le mineur ne change pas de logiciel et ne double pas son pool de minage : frais, taille et rythme de paiement restent ses vrais critères de choix.
Litecoinpool.org le fait depuis les débuts, prélève 2 % et paie le Litecoin comme le Dogecoin en pur PPS, chaque part créditée immédiatement. ViaBTC va plus loin et empile sur le Litecoin cinq chaînes auxiliaires : DOGE, BELLS, LKY, PEP et DINGO. Le Dogecoin tombe tout seul dès que le hashrate arrive, en PPS+ comme en PPLNS, sans rien à régler. Sa grille sépare le PPS+ à 4 % du PPLNS à 2 %, mais les récompenses auxiliaires échappent à ce forfait : elles se répartissent au prorata du travail réellement fourni, même sur un compte payé en PPS+. Leur montant bouge donc d’un jour à l’autre, là où le Litecoin est crédité part par part. F2Pool couvre les deux familles, LTC avec DOGE, BELLS, PEP, LKY et DINGO d’un côté, Bitcoin avec Fractal Bitcoin, Hathor, Namecoin, NAT et Elastos de l’autre.
Côté Bitcoin, vous le faites déjà
Le cas Rootstock mérite un chiffre. Au premier trimestre 2026, 84,01 % du hashrate Bitcoin sécurisait cette chaîne latérale en merged mining, sur un réseau tournant en moyenne à 833,92 EH/s. Foundry USA en apportait 36,62 %, AntPool 19,92 %, F2Pool 12,79 %, ViaBTC 11,79 % et SecPool 4,98 %. Autrement dit : cinq mineurs de Bitcoin sur six font du merged mining sans y avoir jamais pensé, parce que leur pool l’a activé pour eux.
La contrepartie est là aussi : la recette auxiliaire tombe dans la poche du pool, qui la reverse ou pas selon sa politique. Sur le couple Litecoin-Dogecoin, la redistribution est la norme et se vérifie ligne à ligne sur le tableau de bord. Sur Bitcoin, elle varie : le rendement Rootstock remonte au pool, et rien n’oblige celui-ci à le redescendre. Le relevé tranche mieux qu’une plaquette commerciale : une chaîne auxiliaire reversée y occupe sa propre ligne, avec son solde et ses paiements.

Le dual mining sur une même carte : ce qu’il en reste
Ici, plus de cadeau. Deux algorithmes tournent vraiment en parallèle sur un seul GPU, et ils se disputent la même enveloppe électrique. La mécanique tient à un déséquilibre matériel : un algorithme comme Ethash, Etchash, Autolykos2 ou FishHash sature le contrôleur mémoire et laisse les unités de calcul à moitié endormies. Un second algorithme, court et purement arithmétique, vient réveiller ces unités sans toucher à la mémoire. Sur le papier, le deuxième minage est gratuit.
La formule qui a rendu la pratique célèbre est morte le 15 septembre 2022, quand Ethereum est passé en preuve d’enjeu. Ethereum ne se mine plus, et tous les tutoriels « Ethash plus un second algorithme » écrits avant cette date ne décrivent plus rien. Ce qui subsiste tient sur deux logiciels de minage recensés par algorithme et par matériel.
SRBMiner-Multi, dont la version 3.5.4 date du 12 août 2026, accepte quatorze couples : fishhash avec qhash, walahash ou blake3_decred ; autolykos2 avec qhash, walahash, blake3_decred ou heavyhash ; etchash avec blake3_decred ou heavyhash ; ethash avec blake3_decred ou heavyhash ; karlsenhashv2 avec blake3_decred ; xhash avec qhash ou blake3_decred. Ses frais de développeur suivent l’algorithme : 0,65 % sur ethash et etchash, 0,85 % sur fishhash, heavyhash et randomx, 1 % sur autolykos2 et blake3_decred. En dual, les deux se cumulent.
lolMiner, resté à la version 1.98a, propose des combinaisons voisines : ETC ou ETHW avec Kaspa ou Alephium, Rethereum ou Ironfish avec Alephium, Gram, Pyrin ou Radiant, et SHA3X avec Octopus, Autolykos2, FishHash ou KarlsenV2. Le « ETH » de sa documentation désigne EthereumPoW, la branche restée en preuve de travail après la bascule, pas l’Ethereum coté en bourse. La confusion est fréquente et coûte cher à qui achète du matériel sur cette base.
Pourquoi le gain net fond
La Radeon RX 9070 XT et son rendement en minage descend à 144 W en Autolykos2 quand on la règle sérieusement : mémoire Hynix, cœur baissé de 500 MHz, tension abaissée de 200 millivolts. Sa carte accepte 304 W. Le réglage marche justement parce que l’algorithme n’a pas besoin des unités de calcul, donc on les étrangle.
Ajouter un second algorithme annule ce réglage. Il faut rendre au cœur sa fréquence et sa tension pour qu’il produise quelque chose. La carte remonte alors vers son enveloppe complète, soit 160 W de plus. Sur vingt-quatre heures, ça fait 3,84 kWh, et 0,77 € par jour et par carte au tarif français. Le second algorithme doit rapporter plus que ça pour mériter d’exister, alors qu’il occupe des unités de calcul dont les meilleurs revenus sont déjà partis chez les ASIC. À cela s’ajoutent les frais cumulés, la chaleur, et un rig qui décroche plus souvent parce qu’aucune des deux charges n’est plus la seule à décider du comportement des pilotes.
Le dual mining garde un intérêt dans un cas précis : électricité très bon marché, cartes déjà amorties, et un second algorithme dont le cours vient de bouger. En dehors de ça, mesurez avant de garder le réglage. Le bilan se fait au watt sorti de la prise, pas au hashrate affiché.
Processeur et carte graphique : le multi-minage dont personne ne parle
C’est la mécanique la plus simple et la plus ignorée. Un processeur et une carte graphique sont deux puces distinctes. Rien n’empêche la première de miner RandomX pendant que la seconde travaille sur un algorithme mémoire. Aucune ressource partagée, aucun compromis de réglage, deux monnaies séparées qui tombent chacune sur son propre compte.
SRBMiner-Multi le gère dans un seul processus, RandomX étant marqué comme algorithme processeur dans sa liste. XMRig, dont la version 6.26.0 date du 28 mars 2026, fait le travail côté processeur avec 1 % de frais et reste activement maintenu.
Monero verse 0,6101 XMR par bloc toutes les deux minutes, soit 439 XMR par jour, sur un réseau qui tourne à 5,81 GH/s. Chaque hachage par seconde vaut donc 0,0000000756 XMR par jour, et l’XMR cotait 397,68 $ le 13 août 2026. Un Ryzen 9 9950X sort 28 400 hachages par seconde en moyenne sur près d’un millier de relevés : 0,0021 XMR par jour, environ 0,74 € au change du moment. Son enveloppe thermique officielle est de 170 W, ce qui donne 4,08 kWh et 0,82 € d’électricité.
Le compte est donc négatif de huit centimes par jour en France, et le seuil de bascule tombe à 0,181 € le kilowattheure. Un processeur haut de gamme dédié à RandomX ne s’achète pas pour miner sur le réseau français. Il devient intéressant dès que le courant descend sous ce seuil, ce qui n’arrive ni au tarif réglementé, ni au tarif bleu professionnel.
L’inverse ne marche pas non plus. Le processeur d’entrée de gamme qui pilote un rig ne change rien à l’affaire : un Celeron G1840 plafonne autour de 227 hachages par seconde, moins d’un centime de Monero par jour. Le partage processeur et carte graphique n’a de sens que si le processeur a été choisi pour ça, avec beaucoup de cœurs et beaucoup de cache. Dans un rig monté autour de six ou huit cartes, il ne l’a jamais été.
Le profit switching n’est pas du minage simultané
NiceHash, Cudo Miner et Awesome Miner sont présentés partout comme des outils de multi-minage. Ils ne minent qu’une monnaie à la fois. Le logiciel interroge un barème de rentabilité, compare ce que chaque algorithme paie pour le matériel détecté, arrête le mineur en cours et en relance un autre. C’est du minage successif, très rapide. Rien à voir.
L’arbitrage se fait sur le revenu attendu par unité de hashrate, réévalué en continu à partir des prix et des difficultés. Un seuil interdit la bascule tant que l’écart reste sous quelques pour cent, et une part aléatoire décale le moment du changement pour éviter que tous les utilisateurs basculent en même temps sur le même algorithme. En pratique, une machine change plusieurs fois par heure quand deux monnaies se tiennent de près, et reste des jours entiers sur la même quand une seule domine.
Ce que coûte chaque bascule
Trois postes, tous invisibles sur le tableau de bord.
D’abord le rechargement du DAG et son poids réel en mémoire vidéo. FishHash occupe environ 5 Go qu’il faut régénérer, et Etchash comme Autolykos2 réclament le même genre de reconstruction. Pendant ce temps la carte chauffe et ne produit rien.
Ensuite les parts perdues. Une part soumise après le changement de bloc n’est jamais payée, et la fin d’un cycle de minage se solde toujours par du travail en cours qui part à la benne.
Enfin le poste le plus discret : le frais de développeur. Beaucoup de mineurs prélèvent leur commission en début de session, sur les premières minutes. Un logiciel relancé toutes les vingt minutes paie donc trois fois par heure ce qu’un mineur stable paie une seule fois. Le taux affiché ne change pas ; le montant retenu, si.
Les commissions, telles qu’elles sont facturées
NiceHash prélève 2 % sur le hashrate vendu, payé en bitcoin. Cudo Miner fonctionne par paliers calculés sur trente jours glissants : 6,5 % sous 0,005 BTC minés, 5 % à partir de 0,005, 4 % à partir de 0,01, 3 % à partir de 0,05, 2,5 % à partir de 0,1, 2 % à partir de 1 BTC et 1,5 % au-delà de 10 BTC. Un particulier reste donc au taux le plus haut, et un mineur qui produit dix bitcoins par mois n’a plus grand-chose à faire d’un logiciel grand public.
Awesome Miner change de modèle : 2 $ par machine et par mois en abonnement, remise d’un quart à l’année, ou bien son édition firmware sans licence avec 2,8 % prélevés sur le minage. Le calcul se retourne selon la taille du parc, et il vaut la peine d’être fait avant de choisir un logiciel de minage en huit vérifications.
Colocation de bitcoins : plusieurs machines, plusieurs monnaies, un seul site
Le calcul du L9 plus haut se termine mal parce qu’il est fait sur une prise française. C’est le vrai sujet de la colocation de bitcoins : pool, hébergeur ou contrat. Une machine posée chez un hébergeur quitte le tarif domestique et rejoint un tarif industriel, et le merged mining gratuit redevient une marge.
Deux façons de facturer. Au kilowattheure tout compris, la plus répandue, où un seul prix couvre le courant, le rack, la ventilation, le réseau, la surveillance et la main-d’œuvre de premier niveau. Ou au kilowatt réservé et par mois, indépendamment de ce que la machine tire réellement.
Les prix relevés en août 2026 dessinent une carte lisible. Startmining, installé à La Seyne-sur-Mer, place les machines en Islande à 0,053 € le kilowattheure et dans l’État de Washington à 0,065 €. Miners France facture la Norvège 0,095 € le kilowattheure plus 20 € par mois sur deux ans, et l’Éthiopie 0,054 € plus 25 € par mois. D-Central, installé à Laval en banlieue de Montréal, ne publie pas de grille : l’entreprise regarde d’abord le matériel et ce que le client veut en tirer, puis chiffre, en expliquant que sa capacité est limitée et se distribue au cas par cas. Côté américain, Simple Mining descend de 0,08 $ à 0,07 $ le kilowattheure selon la puissance installée, sans quantité minimale, et Sazmining affiche 0,059 $ au Paraguay et 0,062 $ au Texas, en prélevant 15 % du bitcoin miné directement au pool.
Reprenez le L9 avec ces chiffres. En Islande à 0,053 €, ses 80,6 kWh quotidiens coûtent 4,27 € contre 6,19 € produits : la machine dégage 1,9 € par jour, dont 1,6 € viennent du Dogecoin. Sur une prise française elle en perdait dix. Rien n’a changé sauf l’endroit.
Ces deux tarifs ne se comptent pas de la même façon. L’hébergeur annonce ses 0,053 € hors taxes, le tarif réglementé français affiche 0,2001 € toutes taxes comprises. Remis sur une base commune, les deux chiffres se rapprochent sans se rejoindre, et le verdict tient. À 1,9 € par jour, en revanche, la machine met des années à rembourser son prix d’achat, et le moindre décrochage du Dogecoin ramène la ligne à zéro.
Deux pièges avant de signer. Le premier est la distinction entre tarif tout compris et tarif de répercussion : un prix d’appel à 0,055 $ facturé au coût réel remonte vers 0,09 $ une fois ajoutés les frais de puissance souscrite, d’acheminement et de gestion. Le second est la machine apportée par le client, souvent surtaxée par rapport à celle achetée chez l’hébergeur, avec des frais d’intégration au kilowatt. Lisez la durée d’engagement, le seuil de disponibilité garanti, ce que couvre la réparation la première année et ce qui devient un devis. Le reste du raisonnement rejoint celui d’une ferme de minage et de ce qu’elle produit : le kilowattheure décide, l’efficacité de la machine en joules par térahash décide, le reste suit.
Les quatre mécaniques, côte à côte
Mécanique | Matériel | Ce qu’elle ajoute au revenu | Ce qu’elle ajoute à la consommation | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
Merged mining (AuxPoW) | ASIC Scrypt pour LTC et DOGE, ASIC SHA-256 pour Bitcoin et ses chaînes latérales | Environ 86 % de la recette sur le couple Litecoin-Dogecoin | Zéro watt | Tout le monde. Le seul point à vérifier est que le pool reverse la chaîne auxiliaire |
Dual mining sur un GPU | Carte récente, six algorithmes principaux chez SRBMiner-Multi, cinq chez lolMiner | Ce que paie le second algorithme, moins deux frais de développeur cumulés | Jusqu’à 160 W par carte, l’undervolt du premier algorithme devenant impossible | Électricité sous 0,10 € le kilowattheure et cartes déjà rentabilisées |
Processeur et carte graphique | Processeur à nombreux cœurs et gros cache, pas le Celeron d’un rig | Environ 0,74 € par jour pour un seize cœurs récent en RandomX | Jusqu’à 170 W, soit 4,08 kWh par jour | Rentable sous 0,181 € le kilowattheure, donc hors de France |
Profit switching | N’importe quel GPU, une connexion stable et un compte chez la plateforme | L’écart entre le meilleur algorithme et celui qu’on aurait choisi seul | Rien en continu, mais du temps perdu à chaque rechargement de DAG | Petit parc sans envie de surveiller les cours. Commission de 2 % à 6,5 % |
Une dernière chose, française celle-là : les jetons reçus s’imposent le jour où ils tombent, à leur valeur de ce jour, et le merged mining en fait tomber deux au lieu d’un. Le tableau de déclaration des revenus de minage compte donc deux lignes par machine, pas une.
Questions fréquentes
Peut-on vraiment miner deux monnaies avec la même puissance ?
Oui, mais seulement en merged mining. Les chaînes doivent partager l’algorithme et la chaîne auxiliaire doit accepter la preuve de travail de la chaîne parente. Litecoin et Dogecoin en Scrypt, Bitcoin et Rootstock ou Namecoin en SHA-256. Partout ailleurs, la puissance se divise ou se consomme deux fois.Le dual mining existe-t-il encore en 2026 ?
Oui, sur quatorze couples chez SRBMiner-Multi et une poignée chez lolMiner. Ils associent tous un algorithme qui sature la mémoire à un algorithme qui occupe les unités de calcul. En revanche le couple qui a fait la réputation de la pratique, bâti sur Ethash côté Ethereum, a disparu avec le passage en preuve d’enjeu.Peut-on miner Ethereum en dual ?
Non. Ethereum ne se mine plus depuis septembre 2022. Le sigle ETH qui figure encore dans certaines documentations désigne EthereumPoW, une branche distincte restée en preuve de travail, avec sa propre valorisation.Un multi coin miner rapporte-t-il plus qu’un logiciel dédié ?
Il rapporte plus quand les cours bougent beaucoup et moins quand ils sont calmes, parce que chaque bascule coûte un rechargement de DAG, des parts perdues et un nouveau prélèvement de frais. Sur un parc stable branché sur une seule monnaie, un mineur dédié bien réglé reste devant.Faut-il un rig de minage complet pour faire du multi mining ?
Non. Le merged mining marche sur une seule machine, y compris un ASIC unique. Le partage processeur et carte graphique marche sur un ordinateur de bureau. Le nombre de cartes change l’échelle du revenu, pas la mécanique.