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Meilleur logiciel de minage crypto : ce que chacun prélève

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Meilleur logiciel de minage crypto : ce que chacun prélève

Un logiciel de minage se sert avant vous. Il bascule votre carte sur le pool de son auteur pendant quelques secondes par tranche de temps, revient sur le vôtre, et recommence. Ce prélèvement porte un nom, le dev fee, et il ne se rend jamais. C’est lui qui sépare deux programmes capables de faire exactement la même chose sur la même carte.

Cette page ne classe que ça : ce que chaque logiciel prend, relevé chez son éditeur, et la date à laquelle il a reçu sa dernière version. Les huit vérifications à mener avant d’installer quoi que ce soit, le catalogue complet par algorithme et par matériel et les deux sens du mot « gratuit » appartiennent à d’autres pages d’ici.

Les taux relevés s’étalent de 0,75 % à 3 % selon le programme, l’algorithme et la puce, et grimpent à 10 % sur les cartes FPGA. Sur une carte graphique, ça fait quelques dizaines de centimes par an. Sur un ASIC de 3 500 W, une soixantaine d’euros. Le calcul complet est en fin de page, et il donne le seuil de prix du kWh à partir duquel ce chiffre commence à peser.

Il n’y a pas un meilleur logiciel, il y en a un par algorithme

La question telle qu’elle se tape n’a pas de réponse. Un mineur logiciel n’est pas un outil polyvalent qu’on choisirait comme on choisit un navigateur : c’est une implémentation d’un algorithme précis, pour une famille de puces précise. Le même programme peut être le plus rapide sur KawPow et parfaitement inutile sur RandomX. Rien d’anormal à ça.

Le champ s’est réduit d’un coup le 15 septembre 2022, quand Ethereum est passé en preuve d’enjeu. La moitié des mineurs GPU du marché avaient Ethereum pour raison d’être ; beaucoup ont cessé d’évoluer dans les mois qui ont suivi. Depuis, la carte graphique tient encore sur deux algorithmes sérieux.

KawPow, celui de Ravencoin et des chaînes qui l’ont repris, reste hors de portée des machines dédiées. Autolykos v2, celui d’Ergo, aussi. Le reste a basculé : Kaspa est passé aux ASIC le 14 mars 2023, jour où IceRiver a annoncé ses KS1 et KS2, les premiers kHeavyHash du marché ; Bitmain a suivi avec sa série KS, et l’écart d’efficacité entre une machine dédiée et une carte graphique y dépasse le facteur cent. Alephium a connu la même bascule, Etchash aussi. Flux a pris un autre chemin : depuis le fork Proof of Useful Work v2 d’octobre 2025, il ne se mine plus du tout, la production de blocs étant passée à ses FluxNodes.

Côté processeur, il reste RandomX, l’algorithme de Monero, et à peu près rien d’autre qui vaille l’électricité consommée.

Restent trois choses à savoir avant de télécharger quoi que ce soit : l’algorithme visé, la marque de la carte, et ce que le programme prend au passage. Pas quinze critères.

Le frais de développeur : comment il se prend, et pourquoi il ne revient pas

Le mécanisme est le même partout, à quelques variantes près. Le logiciel mine pour vous, puis change de destination pendant une durée courte, puis revient. XMRig documente sa rotation dans son propre code source : au niveau par défaut, le programme mine sur votre pool pendant une durée tirée au hasard entre 49,5 et 148,5 minutes, passe une minute sur le pool du développeur, revient 99 minutes chez vous, et la boucle tourne. Une minute sur cent, soit 1 %.

Première conséquence, rarement dite : le hashrate affiché par le logiciel n’est pas celui que voit votre pool. TeamRedMiner l’écrit noir sur blanc dans sa documentation, les vitesses rapportées toutes les trente secondes sont les vitesses brutes, avant déduction du frais, et le chiffre côté pool sera légèrement inférieur. La fenêtre du mineur ne montre donc pas le prélèvement. Il se lit chez l’éditeur.

Seconde conséquence : ce qu’un éditeur ristourne parfois, c’est le frais de pool, pas le sien. Braiins offre 0 % de frais de pool à qui mine chez lui avec son firmware ; le prélèvement de licence, lui, continue de tourner. Luxor fonctionne pareil avec son pool bitcoin. Les deux gestes n’ont rien à voir, et les confondre fait croire à une gratuité qui n’existe pas.

La licence de Braiins OS+ va plus loin que le chiffre qu’elle affiche. Elle fixe le prélèvement par défaut à 2,5 % de la puissance de calcul, et précise que la part réellement affectée au démarrage de chaque session est tirée au hasard : elle peut se retrouver jusqu’à 10 % au-dessus ou au-dessous du taux convenu. Et lorsque la part affectée dépasse le montant convenu, la différence fait partie des frais de licence, sans restitution. Sur une machine qui rapporte 2 350 € par an, 2,5 % font 58,74 € ; la tolérance haute porte le prélèvement à 2,75 %, soit 64,61 €. Les 5,87 € d’écart ne reviennent pas.

Chez XMRig, le paramètre donate-level se règle à la hausse mais pas à la baisse : le code fixe le minimum à 1, et descendre en dessous suppose de recompiler le programme soi-même. Les binaires « sans dev fee » qui circulent sur les dépôts clonés sont recompilés pour ça, avec les risques que ça suppose quand on n’a pas compilé soi-même.

Ce que prend chaque mineur, algorithme par algorithme

Les taux ci-dessous sont ceux publiés par les éditeurs eux-mêmes, dans la documentation livrée avec le binaire. Ils varient d’un algorithme à l’autre chez le même programme : un tableau qui donne un chiffre unique par logiciel se trompe forcément quelque part.

KawPow, l’algorithme de Ravencoin

Logiciel

Frais sur KawPow

Dernière version

WildRig Multi

0,75 %

0.50.1, 11 août 2026

SRBMiner-MULTI

0,85 %

3.5.4, 12 août 2026

BzMiner

1 %

25.0.1b2, 10 juillet 2026

Rigel

1 %

1.23.2, 6 avril 2026

T-Rex

1 %

0.26.8, 14 octobre 2022

TeamRedMiner

2 %

0.10.21, 6 mai 2024

Un rapport de 2,7 sépare les deux extrêmes. Et le programme le plus cher de la liste, TeamRedMiner, est aussi celui qui n’a plus bougé depuis mai 2024, alors qu’il figure en deuxième position de la liste que Google met en avant sur cette requête.

WildRig Multi renverse d’ailleurs la convention. Sa documentation pose que tous ses algorithmes sont à zéro frais sauf ceux qu’elle énumère, et KawPow figure parmi les neuf lignes à 0,75 %. Ailleurs, le taux s’applique partout et ce sont les gratuités qui font exception.

Autolykos v2, l’algorithme d’Ergo

Logiciel

Frais sur Autolykos2

Dernière version

SRBMiner-MULTI

1 %

3.5.4, 12 août 2026

Rigel

1 %

1.23.2, 6 avril 2026

BzMiner

1 %

25.0.1b2, 10 juillet 2026

lolMiner

1,5 %

1.98a, 21 septembre 2025

T-Rex

2 %

0.26.8, 14 octobre 2022

T-Rex applique 1 % sur la plupart de ses algorithmes, mais double le taux sur Autolykos2 et Octopus. Le taux est écrit dans sa documentation, au présent, comme si le projet vivait encore. La dernière version date pourtant du 14 octobre 2022.

lolMiner facture 0,7 % sur Etchash et 0,75 % sur Alephium, mais 1,5 % sur Autolykos2. Là encore, retenir « lolMiner, environ 1 % » revient à se tromper de moitié sur l’algorithme qui nous intéresse.

RandomX, côté processeur

Logiciel

Frais sur RandomX

Dernière version

SRBMiner-MULTI

0,85 %

3.5.4, 12 août 2026

XMRig

1 %, plancher non modifiable sans recompilation

6.26.0, 28 mars 2026

XMRig reste la référence du minage RandomX et la base sur laquelle la plupart des autres se sont construits. SRBMiner-MULTI le prend de 0,15 point, ce qui fait moins d’un euro par an sur un processeur de bureau. Le choix se fait ailleurs, sur les jeux d’instructions pris en charge et sur la tenue du binaire quand il tourne des semaines sans redémarrage.

La ligne à 0 % que personne ne signale

Trois programmes de la liste acceptent de miner deux chaînes à la fois, et facturent la seconde à zéro. Rigel le documente en toutes lettres : son tableau de taux affiche zil à 0 %, et la syntaxe de lancement autorise l’empilement, par exemple autolykos2+sha256ton+zil. BzMiner écrit la même chose autrement : Zil, 0 % de frais, en combinaison avec n’importe quelle autre monnaie. lolMiner applique le principe à ses paires : sur un couple Etchash plus Kaspa, il prend 1 % sur la première et 0 % sur la seconde.

Ce détail vaut plus que la troisième décimale d’un taux principal. Une carte qui mine deux chaînes ne double pas son revenu, mais elle occupe les cycles laissés libres par le premier algorithme sans consommer beaucoup plus, et cette production supplémentaire échappe au prélèvement.

Le même logiciel change de tarif selon la puce

Le taux ne dépend pas que de l’algorithme : il dépend aussi de la carte. TeamRedMiner facture Ethash 0,75 % sur les puces Polaris et 1 % partout ailleurs. Sur Abel et Fishhash, il monte à 1 % sur Polaris et RDNA 2 ou 3, 2 % sur Vega et Navi 10, 3 % sur les Radeon VII et les MI50 à MI100. Un facteur trois entre deux cartes du même constructeur, chez le même logiciel, sur le même algorithme.

Sur carte FPGA, le même programme change carrément d’échelle : 4 % sur Ethash, 10 % sur Kaspa, Ironfish et Alephium. Personne n’a de FPGA dans son salon, mais ces chiffres montrent que le repère mental des « 1 ou 2 % » ne tient pas dès qu’on sort du cas courant.

La date de dernière version, l’autre chiffre qui décide

Un mineur figé coûte quelque chose. Il ne connaît pas les cartes sorties après lui, il ne bénéficie plus des corrections de sécurité de son propre code, et il ne suivra pas le prochain changement de protocole de la chaîne qu’il mine. Sur les six programmes qui savent faire KawPow, deux ont plus de deux ans, et l’un d’eux en a presque quatre.

Logiciel

Dernière version publiée

Ancienneté au 13 août 2026

SRBMiner-MULTI

12 août 2026

1 jour

WildRig Multi

11 août 2026

2 jours

BzMiner

10 juillet 2026

1 mois

Rigel

6 avril 2026

4 mois

XMRig

28 mars 2026

4 mois

lolMiner

21 septembre 2025

11 mois

GMiner

6 mars 2024

2 ans et 5 mois

TeamRedMiner

6 mai 2024

2 ans et 3 mois

T-Rex

14 octobre 2022

3 ans et 10 mois

NBMiner

2 septembre 2022

3 ans et 11 mois

Cette colonne se relève sur la page de publication du projet, pas dans un comparatif. Un article qui parle d’un logiciel au présent ne dit rien de son état : la documentation de T-Rex, celle de NBMiner et celle de TeamRedMiner sont toutes trois rédigées au présent et n’annoncent aucune fin.

Les noms que les listes gardent, et ce qu’ils sont devenus

Cinq programmes reviennent dans presque toutes les sélections francophones. Aucun n’est un choix raisonnable pour quelqu’un qui installe son premier mineur aujourd’hui.

  • CGMiner : dernière version 4.11.1, publiée le 16 août 2018. Le support des cartes graphiques est sorti du programme à la version 3.8.0, le 10 novembre 2013, dont le journal des modifications annonce le retrait des fonctions OpenCL et scrypt. Depuis, CGMiner ne mine plus qu’en ASIC et en FPGA. Le conseiller à quelqu’un qui possède une RTX ou une Radeon ne mène nulle part.

  • BFGMiner : son chemin OpenCL, lui, n’a jamais été retiré. Son README précise que le programme ne mine sur aucun GPU par défaut sauf en mode scrypt, et qu’il faut l’activer explicitement par l’option -S opencl:auto pour du SHA-256d. Ce qui le disqualifie tient en une date : son dépôt n’a pas reçu de commit depuis le 26 octobre 2021.

  • MinerGate : le service a fermé, et la fenêtre de remboursement s’est refermée le 1er février 2024. L’installer aujourd’hui revient à faire tourner un client qui ne parle plus à personne.

  • Claymore et PhoenixMiner : développement arrêté, respectivement en 2020 et fin 2022. Tous deux étaient bâtis autour d’Ethereum, ce qui explique leur fin.

  • MultiMiner : dernière version en février 2020. C’était une interface graphique posée sur BFGMiner, et elle s’est arrêtée un an et demi avant lui.

miniZ est le cas le plus gênant de la série. Toujours recommandé par plusieurs pages françaises, il n’a plus de site : le domaine miniz.ch renvoie une redirection permanente vers un site allemand de finances personnelles, sans rapport avec le minage. Télécharger un exécutable depuis un domaine qui a changé de mains reste la façon la plus simple de récupérer autre chose qu’un mineur.

Le détail de chaque arrêt, avec sa cause, est traité dans l’inventaire des logiciels morts que les comparatifs citent encore. Et si votre machine tourne sous Windows, le comparatif dédié à cette plateforme reprend les mêmes noms avec les contraintes propres au système.

Vérifier le prélèvement sur sa propre machine

Le contrôle tient en une soustraction, et il ne demande aucun outil. Laissez le mineur tourner vingt-quatre heures d’affilée, relevez la vitesse moyenne qu’il affiche dans sa fenêtre, puis relevez la vitesse moyenne que votre pool attribue au même worker sur la même période. La documentation de TeamRedMiner annonce l’écart : le logiciel rapporte le hashrate brut, le pool voit le hashrate net. La différence, rapportée au brut, doit tomber sur le taux publié.

Un écart nettement supérieur au taux annoncé signifie autre chose qu’un frais : des shares rejetées ou un réglage mémoire instable. Un écart nul sur un logiciel qui annonce 1 % veut dire que la période d’observation est trop courte, puisque la rotation de XMRig s’étale sur cent minutes et que d’autres l’étalent davantage.

Un binaire de minage se télécharge depuis le dépôt de son auteur, jamais depuis un miroir ni un lien de forum. Les dépôts clonés qui promettent le même mineur « sans dev fee » existent en nombre, et la modification du taux n’est jamais la seule qu’ils apportent.

Ces exécutables déclenchent aussi les antivirus, souvent, parce qu’ils font ce qu’un logiciel malveillant ferait : charger le processeur graphique en tâche de fond. Sur un binaire officiel, l’alerte est attendue. Quand l’origine est incertaine, elle vaut qu’on s’arrête.

Côté ASIC, le frais se prend sur le firmware

Sur une machine dédiée, on n’installe pas un logiciel : on flashe un firmware. Celui du constructeur ne prélève rien. Les firmwares tiers, qui apportent l’autotuning et les modes basse consommation, se paient en hashrate.

Firmware

Prélèvement

Ce que dit la licence

Braiins OS+

2,5 % par défaut

tolérance de 10 % en plus ou en moins ; l’excédent n’est pas restitué

VNish

2,8 % du hashrate total

la borne basse de 1,8 % dépend du programme partenaire ; remise possible sur les grands parcs, sur demande

LuxOS

2,8 %

0 % de frais de pool chez Luxor, le prélèvement de firmware reste dû

Prenons un Antminer S21 Pro, 234 TH/s pour 3 510 W. Au hashprice du 10 août 2026, 31,73 $ par PH/s et par jour, la machine produit 0,234 × 31,73 = 7,42 $ brut par jour. Au change du 13 août, 0,867 € pour un dollar, ça fait 6,44 € par jour et 2 350 € sur l’année.

Sur cette base, les 2,5 % de Braiins OS+ coûtent 58,74 € par an, et les 2,8 % de VNish comme de LuxOS en coûtent 65,79. L’écart entre les deux vaut donc 7,05 € par machine et par an, soit 705 € sur un parc de cent machines. À ce niveau d’écart, le firmware se choisit sur son autotuning et sur ses modes basse consommation, pas sur les trois dixièmes de point qui séparent les licences.

L’écart entre firmwares reste mince. C’est le prélèvement lui-même qui compte : 59 à 66 € par machine et par an, retenus avant que vous ayez payé le premier kilowattheure.

L’abonnement, la troisième forme du prélèvement

Certains éditeurs ont abandonné le pourcentage pour un montant fixe. Le calcul s’inverse : le coût ne dépend plus de ce que la machine rapporte, mais du nombre de machines.

Outil

Tarif

Gratuité

Hive OS

0,50 $ par mois et par carte jusqu’à cinq cartes, 3 $ par rig à partir de six ; 2 $ par mois et par ASIC

2 workers sans restriction

Awesome Miner

2 $ par machine et par mois, remise de 25 % à l’année

2 machines en fonctions limitées

Un rig de six cartes revient à 3 $ par mois chez Hive OS, soit 36 $ ou 31,21 € sur l’année. Ces six cartes, au relevé Autolykos2 détaillé plus bas, produisent 132,90 € brut : l’abonnement en absorbe 23 %, quand le mineur logiciel lui-même en prend 1 %. Sur cinquante machines le rapport s’inverse, et c’est là que ces outils trouvent leur place. Leur logique de configuration par lot et de surveillance automatique ne se justifie pas en dessous.

NiceHash occupe une place à part : ses deux logiciels maison ne se connectent qu’à sa propre place de marché, et sa rémunération se prend sur le paiement plutôt que sur le temps de minage. Ce que recouvre exactement le mot « automatique » dans ce genre d’offre est détaillé dans la page consacrée aux logiciels dits automatiques.

Carte graphique en fonctionnement dans un rig de minage, ventilateurs et connecteurs d’alimentation visibles

Le calcul complet : une carte, deux logiciels, l’électricité comprise

Un pourcentage isolé ne dit rien. Posons-le sur une machine réelle, au tarif français.

Prenons une Radeon RX 9070 XT sur Autolykos2, réglée pour l’efficacité plutôt que pour la vitesse brute. Sous SRBMiner-MULTI, avec de la mémoire Hynix, le cœur abaissé de 500 MHz et la tension de 200 mV, elle consomme 144 W et produit 0,07 $ par jour. Les deux chiffres viennent du même relevé, au même réglage : ce sont les watts et le revenu du même point de fonctionnement, pas ceux de deux configurations différentes.

Sur une année, ça donne 0,07 × 365 = 25,55 $, soit 22,15 € de revenu brut.

Le frais de développeur se calcule dessus :

  • SRBMiner-MULTI, 1 % : 0,22 € par an ;

  • lolMiner, 1,5 % : 0,33 € par an ;

  • T-Rex, 2 % : 0,44 € par an.

Passer du plus économe au plus cher coûte 22 centimes sur l’année. Maintenant l’électricité. La carte tire 144 W en continu, soit 0,144 × 24 = 3,456 kWh par jour et 1 261 kWh par an. Au tarif réglementé bleu résidentiel, option base, 0,2001 €/kWh TTC à 6 kVA, la facture s’élève à 252,40 € par an.

Revenu 22,15 €, électricité 252,40 €. La carte perd 230 € par an. Le choix du logiciel déplace 0,22 € de ce total, soit un millième.

On peut renverser le calcul et chercher le prix du kWh qui mettrait cette carte à l’équilibre : 22,15 € divisés par 1 261 kWh donnent 1,8 centime le kilowattheure. Aucun tarif français, résidentiel ou professionnel, n’en approche : le tarif bleu professionnel est à 0,1949 €/kWh TTC depuis le 1er août 2026, onze fois plus haut.

Où le frais décide, et où il ne décide de rien

Le prélèvement du développeur se prend sur le revenu brut. Vous, vous vivez sur ce qui reste une fois l’électricité payée. Tant que la seconde dépasse le premier, aucun pourcentage ne rattrape quoi que ce soit.

Reprenons le S21 Pro. À 3 510 W, il consomme 84,24 kWh par jour. Au tarif résidentiel de 0,1985 €/kWh applicable de 9 à 36 kVA, la facture atteint 16,72 € par jour, soit 6 103 € par an, contre 2 350 € de revenu. Le trou fait 3 753 € annuels. Aucun firmware ne le comble.

Le seuil se calcule en une division. Pour une machine bitcoin, il vaut 1,146 divisé par son efficacité en joules par térahash, au hashprice et au cours du jour. Le S21 Pro tient 15 J/TH, ce qui place son point mort à 0,0764 €/kWh. Le tarif résidentiel français est 2,6 fois au-dessus.

Déplaçons la même machine sur un contrat à 0,05 €/kWh, ce qui se trouve hors de France ou sur de l’autoconsommation. L’électricité tombe à 1 537 € par an, il reste 813 € avant le firmware. Et là, la lecture bascule. Les 58,74 € prélevés par Braiins OS+ pèsent 7,2 % de ce qui vous reste vraiment. Les 65,79 € de VNish et de LuxOS en pèsent 8,1 %. Les chiffres affichés sur la boîte disaient 2,5 % et 2,8 %.

Un frais de 2,5 % sur le brut pèse d’autant plus lourd que la marge est mince, et il ne veut plus rien dire dès que cette marge passe sous zéro. D’où deux façons de s’en servir :

  1. Au-dessus du seuil de kWh de votre machine, choisissez le logiciel pour ce qu’il sait faire, pas pour son taux. La date de sa dernière version et le fait qu’il connaisse votre carte décident à sa place ; le prélèvement, lui, se compte en centimes.

  2. En dessous du seuil, le taux devient une ligne budgétaire et se négocie, surtout sur un parc. VNish renvoie d’ailleurs les gros parcs vers son support pour discuter le taux.

Reste le cas le plus fréquent en France : une carte graphique qui tourne le soir sur une machine déjà allumée, pour comprendre comment ça marche. Là, le bon logiciel est celui qui a une version récente et qui ne vient pas d’un dépôt cloné. SRBMiner-MULTI et WildRig Multi couvrent KawPow, SRBMiner-MULTI et Rigel couvrent Autolykos2, XMRig couvre RandomX. Trois noms, trois algorithmes, des taux compris entre 0,75 % et 1 %.

Pour le reste de l’installation, le choix de la version d’Ubuntu qui tiendra sur un rig et les précautions au moment du téléchargement comptent davantage que la fraction de point qui sépare deux binaires. Et si le montage matériel n’est pas encore fait, la page sur l’assemblage d’un rig et sa rentabilité pose les chiffres avant l’achat.