Miner du bitcoin gratuitement : ce que rapporte vraiment chaque méthode
Une division commande tout le reste. Le réseau Bitcoin produit 450 bitcoins par jour, 144 blocs à 3,125 BTC, et il les partage entre 900 exahashs par seconde de puissance de calcul. Neuf cents exahashs, c’est 900 millions de térahashs. Le calcul tombe seul : chaque TH/s rapporte 0,0000005 BTC par jour, soit 50 satoshis. Au 13 août 2026, le bitcoin vaut 54 792 €. Cinquante satoshis en valent 2,74 centimes.
Voilà le plafond. Personne ne distribue plus de 2,74 centimes par térahash et par jour, parce que personne n’en produit davantage. Une offre qui verse au-delà puise ailleurs : dans le dépôt du suivant, dans un budget publicitaire, ou dans votre facture d’électricité. Miner du bitcoin gratuitement revient donc à chercher les cases où ce plafond, aussi bas soit-il, tombe sur un coût nul. Il y en a une. Une seule, et elle ne vaut que six mois par an.
Un repère pour l’échelle. Un Antminer S21 Pro sort 234 TH/s, donc 6,41 € par jour. Il tire 3 510 W, soit 84,2 kWh, soit 16,86 € au tarif réglementé bleu de 0,2001 €/kWh. La machine la plus vendue du marché perd dix euros par jour chez un particulier français. Toutes les pages qui promettent l’inverse partent de là et espèrent que vous ne ferez pas la division. La récompense de bloc et son prochain halving ne changeront rien à l’affaire : au printemps 2028, elle est coupée en deux, et le plafond avec.
Ce que rapporte chaque façon de miner gratuitement
Sept voies se présentent quand on cherche à miner gratuitement. Quatre calculent vraiment quelque chose, trois portent le mot sans faire le travail. Le tableau donne ce que chacune verse par jour, et ce qu’elle prend en échange.
La voie | Ce qu’elle rend par jour | Ce qu’elle coûte vraiment |
|---|---|---|
Le robinet (faucet) | Quelques centimes, les jours où il paie | Votre attention, votre adresse mail, un profil publicitaire |
Le minage dans le navigateur | 19 centimes au grand maximum | L’électricité du processeur, ventilateur compris |
L’application au compteur qui monte | Rien de convertible | Une connexion quotidienne et vos données |
Le CPU d’une machine allumée (RandomX) | 19 centimes | 28 centimes d’électricité |
Un GPU déjà présent (Autolykos2) | 10 centimes | 65 centimes d’électricité |
Le testnet | Zéro, par construction | Le même courant que partout ailleurs, pour des jetons sans valeur |
Le parrainage et les bonus d’inscription | Ce que la plateforme décide | Votre carnet d’adresses |
Le robinet : de la publicité payée en satoshis
Le robinet n’a jamais miné. Il distribue de petites sommes contre une visite, un captcha, une vidéo regardée, et il se rembourse sur ses annonceurs. Le premier du genre a été annoncé sur Bitcointalk le 11 juin 2010 par Gavin Andresen, qui l’avait financé sur 1 100 bitcoins de sa poche. Il versait 5 BTC par captcha résolu. Jusqu’à sa fermeture en 2012, il a distribué environ 19 700 bitcoins, un milliard d’euros au cours d’aujourd’hui. Une visite vaudrait 274 000 €. C’est la seule époque où le mot gratuit tenait ses promesses, et elle a duré deux ans.
Le mécanisme n’a pas bougé, seul le montant s’est effondré. Cointiply, l’un des rares encore debout, affiche sa monnaie interne au tableau : 100 000 coins pour 10 dollars. Un coin vaut donc un centième de cent. Le seuil de retrait vers un portefeuille bitcoin est fixé à 50 000 coins, soit cinq dollars, et se descend à trente mille pour le dogecoin ou le litecoin. FreeBitco.in, le plus vieux et le plus connu de tous, annonce toujours sur sa page d’accueil « jusqu’à 200 dollars » toutes les heures. Deux cents dollars sortent d’un tirage, ils n’ont jamais décrit un taux horaire, et le lot courant se compte en fractions de centime. Le seuil de retrait fait le reste du travail.
Sauf que FreeBitco.in ne paie plus du tout. Les retraits sont gelés depuis août 2025. Des demandes déposées en septembre attendent encore aujourd’hui : pas d’identifiant de transaction, pas de réponse aux tickets ouverts, et les comptes qui portaient la marque sur les forums se sont tus d’un coup. Une fermeture a été annoncée fin 2025, avec la promesse de solder les comptes début 2026. Rien n’est sorti, et le message a disparu du site en mai 2026 pendant que les dépôts, eux, restaient ouverts. Le domaine ne répond plus qu’un jour sur deux : au 13 août 2026, il rend une erreur 502.
Le nom compte moins que le mécanisme, parce que le mécanisme se reproduira. Un robinet ne mine rien : il vend votre attention à des annonceurs et vous en reverse une miette, aussi longtemps que l’arrangement lui profite. Le solde qui grimpe sur son tableau de bord est une ligne dans sa base de données, pas une somme sur la blockchain, et rien n’oblige l’exploitant à la convertir en bitcoins. Dix ans de versements réguliers n’ont pas empêché celui-ci de fermer le robinet du jour au lendemain, sans prévenir. Un service gratuit ne doit rien à personne, et le jour où il arrête, il n’y a ni contrat à brandir ni interlocuteur à joindre.
Le navigateur : ce qu’il en reste depuis mars 2019
Coinhive a fermé le 8 mars 2019. Le service proposait un mineur Monero en JavaScript aux éditeurs de sites, comme alternative à la bannière, et il a fini détourné en masse : script injecté dans des pages piratées, processeurs de visiteurs siphonnés à leur insu. La fermeture n’a rien dû à la morale. Le monero avait perdu 85 % de sa valeur en un an, un changement d’algorithme tombait le 9 mars, et l’exploitation ne payait plus.
Depuis, le principe survit dans des navigateurs qui promettent de miner pendant que vous naviguez. L’arithmétique, elle, n’a pas bougé. Un onglet fait tourner le même RandomX qu’un mineur installé, dans un bac à sable plus lent, sur une fraction des cœurs. Son plafond est donc celui du processeur en dessous, soit 19 centimes par jour quand la machine tourne à fond. Un onglet n’en approche pas. Reste la ventilation qui monte, l’autonomie qui fond sur un portable, et une machine qui chauffe pour un revenu qui ne couvre pas son propre courant. Si votre ordinateur mine à votre insu, le calcul est le même à un détail près : quelqu’un d’autre encaisse.

L’application dont le compteur monte tout seul
Le Play Store interdit depuis juillet 2018 les applications qui minent sur l’appareil ; l’App Store depuis juin 2018. Une application téléchargée sur l’une de ces deux boutiques et dont le compteur grimpe ne calcule donc rien. La question devient : que mesure le compteur ?
Pi Network répond lui-même, en toutes lettres sur sa page d’accueil : on mine du Pi sur son téléphone « sans vider la batterie ». Un calcul qui ne consomme pas d’énergie n’est pas un calcul. Le compteur enregistre des sessions ouvertes, une connexion par jour, des parrainages, et il inscrit le résultat dans la base de l’opérateur. C’est un programme de fidélité avec un vocabulaire emprunté. Le jeton n’existe que si l’opérateur décide un jour de l’honorer.
Admettons pourtant que le téléphone calcule vraiment. Un haut de gamme atteint 500 à 750 H/s en RandomX. Cinq cents hachages par seconde rendent environ un centime par jour. Un centime, pour un téléphone qui repart au chargeur avant le soir et qui use un cycle de batterie de plus à chaque fois. Une batterie de remplacement coûte entre 50 et 90 € en atelier. À un centime par jour, il faut quinze ans de minage pour rembourser celle qu’on vient d’user. Ce qu’un téléphone Android fait vraiment tient en une phrase : il ouvre une connexion et attend. Le verdict service par service ne laisse pas grand-chose debout.
Le processeur d’une machine déjà allumée
On arrive à la première voie qui mine pour de bon. RandomX, l’algorithme de Monero, est taillé pour les processeurs généralistes : il tape dans le cache et la mémoire plutôt que dans les unités de calcul, ce qui rend les ASIC inopérants. Un Ryzen 5 5600X, six cœurs de milieu de gamme, affiche 5 500 H/s tel qu’il sort d’usine. Réglé, pages mémoire verrouillées et cœurs affectés à la main, il monte à 7 400 et redescend sous les 60 W. Prenons cette version, la plus favorable.
Le réseau Monero tourne à 5,8 GH/s et verse 0,6 XMR toutes les deux minutes, soit 432 XMR par jour. Votre part se calcule en trois secondes : 7 400 divisé par 5,8 milliards, multiplié par 432, donne 0,00055 XMR. Le monero valant 342,85 €, cela fait 19 centimes par jour.
Face à ça, le processeur passe de quelques watts au repos à 58 W mesurés en charge continue. Vingt-quatre heures à 58 W font 1,39 kWh, donc 28 centimes au tarif bleu. Neuf centimes de perte par jour, 33 € sur l’année, pour une machine qui tourne à fond en permanence et dont le ventilateur ne se tait plus. Sans le réglage, le même processeur tombe à 5 500 H/s pour ses 65 W d’usine : 14 centimes gagnés, 31 dépensés, un trou de 17 centimes par jour. C’est le meilleur cas du minage domestique gratuit, et il est négatif.
Le GPU qui dort dans la tour
La carte graphique change d’algorithme mais pas de conclusion. Ethereum est passé en preuve d’enjeu le 15 septembre 2022 et ne se mine plus ; il reste Autolykos2, l’algorithme d’Ergo, où c’est la bande passante mémoire qui décide de tout. Une RTX 3060 y fait 110 MH/s pour 135 W, carte laissée telle quelle. Sous-voltée par un joueur patient, elle tombe à 71 W pour 103 MH/s, ce qui déplace les deux nombres du calcul sans en déplacer le signe.
Ergo verse 3 ERG toutes les deux minutes, soit 2 160 ERG par jour, sur un réseau de 440 GH/s. Rapportez 110 MH/s à 440 GH/s, appliquez le résultat à 2 160 ERG : 0,54 ERG. À 0,208 dollar le jeton, cela fait 10 centimes d’euro.
L’électricité, elle, ne se négocie pas : 135 W pendant vingt-quatre heures font 3,24 kWh, donc 65 centimes. La carte creuse 55 centimes par jour, 200 € par an, et vieillit ses ventilateurs pendant ce temps. Sous-voltée à 71 W, elle rapporte 9 centimes et en dépense 34 : le trou se réduit à 25 centimes, il ne se referme pas. Le classement des machines par efficacité en joules par térahash range tout le matériel sur ce seul critère, le rapport entre le calcul produit et le watt avalé, et une carte de joueur y arrive très loin derrière.
Le testnet : des jetons sans valeur, et c’est voulu
Bitcoin possède un réseau d’essai où l’on mine des jetons qui ne valent rien. Testnet4, décrit par le BIP 94, a démarré son bloc de genèse le 3 mai 2024 et est arrivé avec Bitcoin Core 28.0 ; testnet3, miné depuis 2011 et devenu manipulable, est déprécié depuis cette même 28.0, en octobre 2024, mais tourne encore : la 30.0 d’octobre 2025 le transporte sans un mot, et la demande de retrait déposée dans le dépôt de Core a été refermée le 21 mai 2026 sans être adoptée, faute d’accord entre les développeurs. Les portefeuilles et les nœuds alternatifs qui en dépendent l’ont emporté sur le ménage. Signet fait le même travail avec des blocs signés par une autorité, ce qui donne des temps de bloc réguliers.
Des jetons sans valeur, c’est le principe même du dispositif : on ne teste pas un système de paiement avec de l’argent qui compte. Vous y branchez un mineur, un portefeuille, un script de paiement, et vous regardez une transaction naître, se propager, entrer dans un bloc. La difficulté y est basse, une machine ordinaire trouve des blocs, et vous voyez enfin à quoi ressemble une part de pool arrivant sur un compte. Le courant, lui, se paie plein tarif : un mineur branché sur le testnet tire ses watts exactement comme sur le vrai réseau, et ne rapportera jamais un centime pour les compenser. Comptez le prix d’un cours particulier. Aucun autre endroit n’apprend le métier à ce tarif-là.
Le parrainage, qui n’a jamais été du minage
Reste la dernière case : le bonus d’inscription, la prime de parrainage, le hashrate « offert » à la création du compte. Rien de tout cela ne sort de la blockchain. L’argent vient du budget d’acquisition de la plateforme, exactement comme les vingt euros d’une banque en ligne. Le mot « minage » sert d’emballage parce qu’il attire un public qui cherche à gagner sans payer.
Le test tient en une ligne. Prenez le hashrate rattaché à votre compte, divisez le gain quotidien annoncé par ce hashrate. Au-dessus de 50 satoshis par TH/s, l’argent vient de quelqu’un d’autre. En dessous, la plateforme prélève sa marge, ce qui est normal, mais alors le bonus n’est qu’une remise commerciale.
Le seul minage vraiment gratuit : celui dont l’électricité est déjà payée
Un radiateur électrique convertit le kilowattheure en chaleur. Pas 90 %, pas 95 % : la totalité, parce qu’il n’y a nulle part ailleurs où cette énergie puisse aller. Un ASIC en fait autant. Il chauffe exactement comme le radiateur, à ceci près qu’il crache aussi des hachages en chemin.
Le raisonnement se chiffre. Une machine de 500 W tournant vingt-quatre heures consomme 12 kWh, soit 2,40 €. En janvier, dans une pièce chauffée à l’électrique, ces 12 kWh partaient de toute façon : le radiateur s’éteint d’autant, le thermostat s’en charge tout seul. Le coût marginal du minage est alors nul.
Que rapportent ces 500 W ? À 15 J/TH, l’efficacité d’un S21 Pro, ils portent 33,3 TH/s, donc 91 centimes par jour. À 12 J/TH, celle d’un S21 XP Hydro, 41,7 TH/s et 1,14 €. Autrement dit, le minage rembourse 38 à 48 % de la facture de chauffage correspondante. La formule du seuil de rentabilité donne le même chiffre par un autre chemin : seuil en euros par kWh égale 1,1415 divisé par l’efficacité en J/TH, soit 7,6 centimes pour 15 J/TH, contre 20 centimes payés réellement. Le rapport entre les deux, 38 %, tombe pile.
Deux réserves, et elles pèsent. Si vous chauffez à la pompe à chaleur, le kilowattheure achète trois fois plus de chaleur qu’une résistance, et la machine redevient un gouffre. Si vous chauffez au gaz ou au bois, l’électricité du mineur s’ajoute à une facture qui ne baisse pas. La prime n’existe que sur du chauffage électrique direct.
Et en juillet ? Les mêmes 500 W coûtent 2,40 € et rapportent 91 centimes, soit 1,49 € de perte sèche par jour, plus une pièce à 30 degrés, plus 76 dB(A) si la machine est un S21 Pro à plein régime. Faites la somme sur douze mois. Six mois de chauffe rapportent 166 € nets, les six autres en reprennent 271 : l’année se solde à 105 € de perte. La conclusion tient en un geste, et personne ne la met sur ses pages de vente. On débranche en avril. Ceux qui tiennent l’année entière chauffent un volume d’eau, un plancher ou une serre, et dimensionnent leur installation sur le besoin thermique plutôt que sur le hashrate. La consommation électrique du minage et la chaleur qu’il produit se calculent avec les mêmes chiffres, dans les deux sens.
Ce qui se cache derrière les offres « gratuites »
Le mot gratuit attire, et une industrie s’est montée autour. Quatre montages reviennent, et chacun se repère avant l’inscription.
Le dépôt apparaît au moment du retrait. L’inscription est libre, le compteur monte, et le bouton de retrait réclame une vérification payante, des frais de réseau à provisionner, un dépôt minimum pour « activer » le portefeuille. Le solde affiché n’a jamais existé ailleurs que dans une base de données.
Le seuil de retrait est hors de portée. Un bonus libellé « 100 GH/s offerts » sonne bien. Cent gigahashs, c’est 0,1 TH/s, donc 5 satoshis, donc 0,27 centime par jour. Avec un seuil à 30 €, il vous faut trente ans. Le calcul est conçu pour que vous ne le fassiez pas.
Le parrainage remplace le hashrate. Quand les gains dépendent du nombre de filleuls plutôt que de la puissance rattachée au compte, il n’y a plus de minage du tout, seulement un flux entrant qui doit grossir pour tenir. HashFlare a ramassé 577 millions de dollars auprès de 440 000 investisseurs avant que ses dirigeants ne plaident coupable en février 2025.
L’application mine pour quelqu’un d’autre. Le logiciel s’installe, promet des gains, et fait tourner un mineur au bénéfice de son éditeur. Le signe est physique : ventilateurs à fond, machine tiède au réveil, autonomie divisée par deux.
Les fermetures rappellent le reste. StormGain, dont le « mineur gratuit » a été recopié dans des dizaines de comparatifs, a fermé le 13 janvier 2025 et migré ses comptes chez YouHodler. MinerGate a fermé aussi, remboursements clos au 1ᵉʳ février 2024. Ces deux noms circulent pourtant encore sur des pages datées de cette année.
Un dernier repère juridique, souvent mal compris : aucune autorité ne délivre d’agrément au cloud mining, en France comme ailleurs, et le règlement MiCA ne couvre pas le minage. Une plateforme qui se dit « régulée » parle d’autre chose, d’un service d’échange ou d’une filiale, jamais de son offre de puissance. Le tri entre les plateformes vérifiables et les noms qui arnaquent se fait au cas par cas, et ce que rapporte réellement un contrat de cloud mining bitcoin se ramène toujours à la même division. Côté logiciel, la confusion est jumelle : le mineur est gratuit, le hashrate ne l’est pas.
Le calcul à refaire soi-même, en quinze secondes
Deux formules suffisent à trancher n’importe quelle promesse.
Le revenu : gain quotidien en euros égale hashrate en TH/s multiplié par 0,0274. Le coefficient, c’est la valeur de 50 satoshis au cours du jour ; il se recalcule en divisant le cours du bitcoin par deux millions.
Le coût : dépense quotidienne en euros égale puissance en watts multipliée par 0,024, multipliée par le prix du kilowattheure. Le 0,024 est le nombre de kWh que consomme un watt en vingt-quatre heures.
Pour une autre monnaie que le bitcoin, remplacez le plafond par sa propre division : votre hashrate divisé par celui du réseau, multiplié par l’émission quotidienne, multiplié par le cours. Les trois nombres sont publics et se lisent sur n’importe quel explorateur de blocs.
Le test de quinze secondes, enfin. Divisez le gain quotidien qu’on vous promet par la puissance qu’on prétend vous attribuer. Si le résultat dépasse 50 satoshis par TH/s, refermez l’onglet : le bitcoin distribué n’a pas été miné, il a été pris à quelqu’un. Cette division ne se discute pas, elle ne dépend d’aucun avis, et elle survivra au prochain halving à condition de la refaire avec les chiffres du moment.
Questions fréquentes
Comment miner du bitcoin gratuit avec le matériel qu’on possède déjà ?
En pratique, on ne mine pas de bitcoin sur un PC : les ASIC ont absorbé tout le hashrate du réseau. Un processeur peut miner du monero, une carte graphique de l’ergo, et les deux perdent de l’argent à moins que l’électricité ne serve déjà à chauffer la pièce. Comptez 19 centimes de monero par jour pour un six-cœurs, 10 centimes d’ergo pour une carte de milieu de gamme.
Miner bitcoin gratuit sur un téléphone, est-ce que ça marche ?
Non. Les deux boutiques d’applications interdisent le minage sur l’appareil depuis 2018. Une application qui affiche un compteur enregistre des connexions, pas des hachages. Et un téléphone qui minerait vraiment produirait un centime par jour en vidant sa batterie avant le soir.
Combien rapporte une journée de minage gratuit ?
Entre zéro et 19 centimes selon la voie choisie, et toujours moins que l’électricité consommée, sauf si cette électricité chauffait déjà votre logement. Le maximum théorique de 50 satoshis par TH/s vaut 2,74 centimes au cours du jour.
Les sites qui offrent du hashrate à l’inscription sont-ils fiables ?
Faites la division avant de répondre. Un bonus de 100 GH/s produit 0,27 centime par jour, ce qui rend tout seuil de retrait sérieux hors de portée. Quand le rendement dépend du nombre de filleuls, il ne s’agit plus de minage.
Faut-il déclarer ce qu’on gagne en minant sans rien dépenser ?
Oui, dès le premier satoshi. Le minage relève des BNC, article 92 du code général des impôts, et l’imposition intervient à la réception des jetons, à leur valeur du jour. Le régime micro-BNC s’applique jusqu’à 83 600 € de recettes pour les revenus de 2026 à 2028, avec un abattement de 34 %. Les modalités de déclaration des gains de minage en France ne font pas d’exception pour les petites sommes.