Matériel de minage : le budget de départ, palier par palier
Deux voisins achètent le même ASIC le même mois. Le premier veut un revenu, le second veut chauffer son atelier. Douze mois plus tard, la machine a consommé 5 790 € d’électricité et produit 2 160 € de bitcoin, dans les deux cas. Le premier a perdu 3 630 €. Le second a payé son chauffage 37 % moins cher. Même boîtier, même prise.
Tout ce qui suit se calcule avec deux nombres. Un kilowatt branché en continu coûte 4,80 € par jour au tarif réglementé bleu, option base, à 0,2001 € le kilowattheure. Et le réseau Bitcoin distribue 450 bitcoins par jour pour 914 EH/s de puissance de calcul, sa moyenne sur trente jours au 13 août 2026 : 450 divisé par 914 millions de térahashs, cela fait 49,2 satoshis par TH/s et par jour, soit 2,69 centimes au cours du même jour. Aucun matériel n’échappe à cette division. Le reste n’est que multiplication.
la question à se poser avant d’ouvrir le portefeuille
Un débutant qui cherche du matériel de minage tombe d’abord sur des tableaux de rentabilité. Ils partent tous de la même hypothèse silencieuse : une électricité à cinq ou six centimes. C’est le prix d’une ferme industrielle au Texas ou en Scandinavie. Ce n’est pas le vôtre.
Prenez une machine à 15 joules par térahash, l’efficacité d’un Antminer S21 Pro. Elle consomme 15 W pour chaque TH/s. En vingt-quatre heures, ces 15 W avalent 0,36 kWh, donc 7,2 centimes. Ils rapportent 2,69 centimes. Elle rend donc 37 % de ce qu’elle brûle, et aucun réglage, aucun firmware, aucun pool ne comble les 63 % restants.
Cette proportion ne dépend que de l’efficacité inscrite sur la fiche technique. À 23 J/TH elle tombe à 24 %. À 98 J/TH, l’efficacité d’un vieil Antminer S9, elle vaut 6 %. Le haut de l’échelle est à 59 %, et il faut la machine la plus fine du marché pour l’atteindre. Avant de compter ce qu’on gagne, il faut donc décider de ce qu’on fait des 63 %. Si la chaleur part par la fenêtre, c’est une perte sèche. Si elle remplace un radiateur que vous auriez allumé de toute façon, la facture de chauffe baisse d’autant et le calcul s’inverse.
Quatre réponses tiennent debout : chauffer, apprendre, jouer la loterie du bloc, ou faire tourner la machine ailleurs qu’au bout de votre compteur. Les paliers ci-dessous sont classés là-dessus, pas sur la puissance.
les paliers de budget, ce qu’ils produisent et ce qu’ils coûtent
zéro euro : le processeur qui est déjà sur votre bureau
RandomX, l’algorithme de Monero, a été écrit pour tourner sur un processeur généraliste et pour que les circuits dédiés n’y gagnent rien. Un Ryzen 9 7950X sort 21 500 hachages par seconde en tirant 200 W. Le réseau Monero pèse 5,81 GH/s et verse 0,61 XMR toutes les deux minutes, soit 439 XMR par jour. Votre part : 21 500 divisé par 5,81 milliards, multiplié par 439, égale 0,0016 XMR. À 346,50 € le XMR, cela fait 56 centimes par jour.
Les 200 W coûtent 96 centimes. Solde négatif de 40 centimes par jour, 12 € par mois. En proportion, c’est pourtant l’un des meilleurs rendements de tout le matériel cité ici : le processeur rend 58 % de son électricité, à peu près ce que rend la machine dédiée la plus efficace du commerce, qui se négocie autour de douze mille dollars.
Ce que ce palier apporte, c’est la chaîne complète montée pour rien. Portefeuille, adresse, mineur, première part acceptée, premier paiement. Vous saurez lire un écran de mineur avant d’avoir engagé un euro. XMRig fait le travail et annonce ses 1 % de frais de développeur dans sa documentation ; branchez-le sur un pool aux frais lisibles. En hiver, dans une pièce que vous chauffiez déjà à l’électrique, les 96 centimes ne sont plus une dépense et les 56 centimes deviennent du gain net.
cent cinquante euros : un térahash et un billet de loterie
Le Bitaxe Gamma 601 tient dans une main. Une puce BM1370, la même que dans les Antminer S21 Pro et S21 XP, montée sur une carte ouverte : 1,2 TH/s pour 17 W, 140 € TTC chez un revendeur français, et de 100 à 170 € d’une boutique à l’autre. Côté recette, 1,2 fois 2,69 centimes font 3,23 centimes par jour. Côté facture, 17 W pendant vingt-quatre heures donnent 0,41 kWh, soit 8,2 centimes. Il manque donc 4,9 centimes chaque jour, 18 € sur l’année.
Dix-huit euros par an, c’est le prix du billet. Un Bitaxe branché en solo vise le bloc entier. Pas une part. 1,2 TH/s sur 914 EH/s, cela fait une chance sur 762 millions à chaque bloc, et il tombe 144 blocs par jour : une chance sur 5,3 millions par jour, un bloc tous les 14 500 ans en moyenne. Le bloc vaut 3,125 BTC, soit 171 000 €. Multipliez la probabilité par le gain, vous retombez sur 3,23 centimes par jour, au centième près. La loterie ne triche dans aucun sens.
Ce palier n’est pas un investissement et personne de sérieux ne le vend comme tel. Il est silencieux, il tient sur une étagère, il vous apprend le solo mining, et il ne vous ruinera pas si vous l’oubliez allumé.
autour de neuf cents euros : la première machine qui chauffe pour de bon
Un Antminer S19k Pro sort 120 TH/s pour 2 760 W, soit 23 J/TH. Neuf, garanti un an et expédié de France, il se vend 899,99 € TTC ; les boutiques qui l’importent à la commande le montent à 1 039 €. 120 fois 2,69 centimes font 3,23 € par jour. En face, 2 760 W pendant vingt-quatre heures avalent 66,2 kWh, soit 13,26 €. Le trou est de 10,03 € par jour, 301 € par mois.
Comme placement, c’est une catastrophe. Comme radiateur, beaucoup moins. La machine dissipe 66 kWh de chaleur par jour, de quoi tenir une maison correctement isolée en plein hiver, et elle vous rend 24 % de ce qu’un convecteur vous aurait facturé pour le même service. Sur une saison de chauffe de cinq mois, soit 152 jours, 3,23 € par jour font 491 €.
Deux réserves, et elles comptent. Elle souffle 75 dB, ce qui interdit une pièce de vie. Et elle chauffe toute l’année, y compris le 14 août, où ses 66 kWh quotidiens n’ont plus la moindre valeur. À ce palier on achète un chauffage de garage, de cave ou d’atelier, pas une source de revenu. Si vous préférez répartir le budget sur des pièces séparées, la liste pièce par pièce d’un rig complet détaille les supports, l’entraxe et le rack.
trois mille euros : là où le watt travaille le mieux
À ce niveau on entre dans la génération S21. Un Antminer S21 Pro en version 220 TH/s consomme 3 300 W, affiche 15 J/TH et se vend 2 369,99 € livré en France. Elle produit 5,92 € de bitcoin par jour et brûle 79,2 kWh, soit 15,85 € d’électricité. Solde : moins 9,93 € par jour.
Le solde est presque identique à celui du palier précédent, pour 83 % de hachage en plus et bien plus de chaleur utile. La remise sur le chauffage passe de 24 à 37 %. Autrement dit : à coût de fonctionnement égal, la machine chère est celle qui vous coûte le moins cher. Nulle part ailleurs dans le minage la logique du prix ne se retourne comme ici. Un classement par le J/TH réel plutôt que par la puissance affichée range d’ailleurs les modèles dans un tout autre ordre que les fiches produit.
Amortissement : aucun. Une machine ne rembourse son prix qu’avec ce qu’elle laisse une fois le courant payé, et celle-ci ne laisse rien : elle prend 9,93 € de plus chaque jour. Diviser les 2 370 € par la seule recette brute donnerait treize mois, mais ce chiffre suppose une électricité gratuite, ce qui n’est le cas de personne au tarif bleu. Le halving du printemps 2028 creusera encore l’écart en coupant la recette en deux du jour au lendemain, et ce qu’il reste de la récompense de bloc après ce rendez-vous décide de tout ce qui suit. La machine, elle, ne se rembourse pas ; le radiateur qu’elle remplace, si. 79 kWh par jour arrachés à la facture de chauffe, et ça se compte en hivers.
six mille euros et au-delà : l’électricien passe avant le vendeur
Au-dessus de six mille euros, deux routes. Deux S21 Pro côte à côte, ou une machine refroidie à l’eau. L’Antminer S21 XP Hydro sort 473 TH/s pour 5 676 W et 12 J/TH, et il descend à 50 dB parce que la chaleur part dans un circuit d’eau au lieu de partir dans des ventilateurs. Ces 50 dB valent pour le boîtier seul : les pompes et l’échangeur qu’on pose dehors s’ajoutent par-dessus. Il rapporte 12,72 € par jour et consomme 136,2 kWh, soit 27,26 €. Reste 14,54 € par jour à votre charge, avec une remise de 47 % sur le chauffage. Le record d’efficacité est ailleurs depuis cette année : l’Antminer S23 Hydro sort 580 TH/s pour 5 510 W, soit 9,5 J/TH et 59 % de remise, contre douze à quinze mille dollars.
C’est ici que le compteur devient le facteur limitant. Un branchement domestique dépasse rarement 12 kVA. Deux S21 Pro tirent 6 600 W, soit 55 % du total, et il reste le four, le chauffe-eau et la plaque. Un circuit 16 A en 230 V plafonne à 3 680 W en pointe et moins en continu. Le Hydro, lui, ne se branche sur aucune de ces lignes : sa plaque exige du 380 à 415 V triphasé industriel, et le S23 Hydro réclame la même chose. Une ligne monophasée dédiée, même tirée en 32 A, ne le fait pas démarrer. En maison, cela veut dire un abonnement triphasé et le passage d’Enedis avant même d’ouvrir le carton ; en appartement, cela veut dire non. Au-delà d’une machine, on parle de tableau divisionnaire, de section de câble et parfois d’un raccordement dédié avec le statut qui va avec.
L’autre route consiste à ne pas brancher la machine chez soi. Les fermes industrielles facturent entre 6,5 et 8 cents de dollar le kilowattheure tout compris, soit 5,6 à 6,9 centimes d’euro, sous le seuil de 7,5 centimes qu’exige une machine à 15 J/TH. Confier le boîtier à un hébergeur déplace la question : vous payez un loyer et un tarif au kilowattheure, et la marge redevient positive. Ces centres sont en Scandinavie, au Texas ou au Paraguay, jamais au bout d’un compteur français, pour la raison qu’on vient de calculer.
Budget | Matériel | Consommation | Recette / jour | Électricité / jour | Solde | Ce qu’il apporte |
|---|---|---|---|---|---|---|
0 € | Processeur déjà présent, RandomX | 200 W | 0,56 € | 0,96 € | − 0,40 € | La chaîne complète, apprise pour rien |
140 € | Bitaxe Gamma 601, 1,2 TH/s | 17 W | 0,03 € | 0,08 € | − 0,05 € | Le solo mining et une chance sur 5,3 millions par jour |
900 € | Antminer S19k Pro, 120 TH/s | 2 760 W | 3,23 € | 13,26 € | − 10,03 € | 66 kWh de chaleur, remise de 24 % sur la chauffe |
2 370 € | Antminer S21 Pro, 220 TH/s | 3 300 W | 5,92 € | 15,85 € | − 9,93 € | 79 kWh de chaleur, remise de 37 % |
6 000 € et plus | Antminer S21 XP Hydro, 473 TH/s | 5 676 W | 12,72 € | 27,26 € | − 14,54 € | 136 kWh en circuit d’eau, 50 dB, triphasé obligatoire, remise de 47 % |

ce qu’il ne faut pas acheter, et le chiffre qui le prouve
Cinq offres reviennent à chaque recherche de matériel de minage de crypto monnaies. Chacune se démonte avec un seul calcul.
L’ASIC d’ancienne génération à cent euros. Un Antminer S9 sort 13,5 TH/s pour 1 323 W, soit 98 J/TH. Il rapporte 36 centimes par jour et consomme 6,35 € : moins 5,99 € par jour, 180 € par mois pour une machine payée cent euros. Comme radiateur, elle rend six fois moins qu’une machine de la génération S21, pour 85 dB de bruit. Elle est en revanche minuscule à côté : 350 × 135 × 158 mm et 4,2 kg, quand un S21 mesure 400 × 195 × 290 mm et pèse 13,5 kg. Un rapport de un à trois, en volume comme en masse.
La machine d’occasion sortie d’une ferme. Une S19 revendue après deux ans de service a tourné 17 500 heures sans interruption, à pleine charge, avec quatre ventilateurs qui ont fait autant de tours. Les puces vieillissent peu. Les ventilateurs et l’alimentation vieillissent beaucoup, et ce sont eux qui lâchent. Le prix d’appel cache le prix de la remise en état : ce que coûte vraiment une S19 affichée à 400 € se compte pièce par pièce.
La carte graphique de rig revendue en carte de jeu. Deux ans de minage, ce sont 17 500 heures de mémoire à pleine charge, quand un usage de joueur en compte peut-être deux mille. Or la bande passante mémoire est la seule ligne qui décide en minage GPU : c’est précisément la pièce qu’on a fait souffrir. Une décote de 30 % ne paie pas ce qu’on ignore.
L’alimentation calculée au plus juste. Une carte tire jusqu’à 75 W par le connecteur PCIe de la carte mère, quand un connecteur SATA n’est prévu que pour 54 W. Un riser alimenté en SATA, ce sont 21 W de trop sur un câble qui n’a pas été fait pour, multipliés par le nombre de cartes. Les risers s’alimentent en PCIe, sans exception.
Le « kit complet » à prix cassé. Additionnez les consommations annoncées : six cartes à 300 W, plus la carte mère, le processeur et les ventilateurs, cela dépasse 2 000 W. Un circuit 16 A plafonne à 3 680 W en pointe et bien moins en continu, et la maison a d’autres appareils. Un kit vendu sans une ligne sur le circuit qui l’alimentera est un kit incomplet.
ce qui se mine encore en 2026, et avec quel matériel
À la question quel crypto miner en 2023, la réponse tenait en trois noms d’altcoins et une carte graphique de milieu de gamme. Elle ne tient plus, pour deux raisons datées. Ethereum est passé en preuve d’enjeu le 15 septembre 2022 et ne se mine plus du tout ; les guides qui le citent encore recopient un texte antérieur à cette date. Et Kaspa, l’alternative que tout le monde recommandait ensuite, est tombé aux mains des circuits dédiés dès 2023, quand les premiers ASIC kHeavyHash sont sortis. Ce qui restait aux cartes graphiques a fondu en deux ans.
Quatre algorithmes se partagent aujourd’hui le travail, et chacun impose son matériel.
SHA-256, en ASIC uniquement. Bitcoin et Bitcoin Cash. Une carte graphique y produit quelques gigahashs quand une machine dédiée en produit des centaines de térahashs. L’écart se compte en facteur mille, pas en pourcentage.
Scrypt, en ASIC également. Litecoin et Dogecoin partagent le même travail : une machine mine les deux en même temps et touche les deux récompenses. L’Antminer L9 sort 17 GH/s pour 3 570 W, soit 17,14 € d’électricité par jour, et se vend autour de 4 490 $. Le réseau Litecoin pèse 2,18 PH/s et sa récompense est de 6,25 LTC par bloc.
RandomX, en processeur. Monero, et l’algorithme a été conçu pour que les circuits dédiés n’y prennent pas l’avantage. C’est le seul endroit où un ordinateur ordinaire n’est pas ridicule.
KawPow et Autolykos2, en carte graphique. Ravencoin et Ergo tiennent encore. Ce qui décide ici n’est ni la fréquence ni le nombre de cœurs, c’est la bande passante mémoire, et le réglage pèse autant que la carte : une RX 9070 XT réglée pour Autolykos2 descend à 144 W au lieu de ses 304 W nominaux. Etchash a quitté cette liste par la même porte que Kaspa : l’Antminer E9 Pro sort 3,68 GH/s pour 2 200 W depuis février 2023, et Ethereum Classic se mine aujourd’hui en machine dédiée. Les guides qui le rangent encore avec les deux autres n’ont pas rouvert leur fiche depuis trois ans.
Le logiciel suit l’algorithme, jamais l’inverse. Et deux noms cités dans presque tous les comparatifs francophones méritent une correction. CGMiner a perdu son support des cartes graphiques en 2013 et ne mine plus rien au GPU ; BFGMiner l’a gardé, mais il le désactive de lui-même hors du mode scrypt, et son développement s’est arrêté fin 2021. Les deux restent utiles sur ASIC et FPGA, ni l’un ni l’autre n’est le mineur GPU que les comparatifs décrivent. De même, le pool qu’on lit encore sous le nom de Slush Pool s’appelle Braiins Pool. Le catalogue par algorithme et par matériel remet chaque outil en face de ce qu’il sait faire.
le reste de la facture, que personne ne compte
Une machine à 2 370 € ne coûte pas 2 370 €. Six lignes s’ajoutent, et aucune ne figure sur le bon de commande.
Une prise domestique et son circuit 16 A suffisent à une machine, et encore, en laissant de la marge. Deux machines veulent deux circuits dédiés. Donc un électricien, et un tableau divisionnaire.
Le bruit se mesure à 75 dB pour une S19k Pro, 76 dB pour une S21 Pro à plein régime. Un aspirateur, en continu, jour et nuit. Le refroidissement liquide ramène le boîtier à 50 dB, mais les pompes et l’échangeur extérieur tournent en plus, et ils ne sont pas dans ce chiffre.
L’été, ces 79 kWh quotidiens partent dans une pièce déjà à 30 °C. C’est la saison où beaucoup de machines s’arrêtent, ce qui allonge d’autant un amortissement calculé sur douze mois.
Une S21 Pro fait la taille d’une grosse tour de PC, mais il lui faut de l’air devant et derrière, du dégagement de chaque côté et une surface qui supporte de quinze à vingt kilos, d’une version à l’autre.
Vient enfin la revente, la ligne la plus lourde et la moins anticipée. Un S9 de 2016 vaut aujourd’hui une centaine d’euros, non parce qu’il est cassé mais parce que son efficacité l’a sorti du jeu. Le halving du printemps 2028 divisera la recette par deux d’un seul coup, et toute machine achetée aujourd’hui vaudra ce jour-là ce que vaudra sa consommation.
Les jetons reçus relèvent quant à eux des bénéfices non commerciaux et s’imposent à la réception, à leur valeur du jour, pas à la revente. Déclarer ces jetons au bon moment évite de payer deux fois.
questions fréquentes
Peut-on gagner de l’argent en minant chez soi en France ? Sur le bitcoin, non, et le calcul est fermé : la meilleure machine du commerce rend 59 % de son électricité au tarif réglementé, et elle réclame du triphasé industriel. Le gain apparaît quand la chaleur produite remplace une dépense de chauffage que vous aviez déjà, ou quand la machine tourne ailleurs, sous un tarif industriel.
Quel est le premier budget qui rapporte quelque chose ? Aucun, au sens d’un solde positif sur une prise domestique. Le premier budget qui change quelque chose est celui du chauffage : autour de neuf cents euros, une machine de 2 760 W vous rend 24 % de votre facture de chauffe, et 37 % à partir de 2 400 €. En dessous, on apprend et on joue.
ASIC ou carte graphique pour débuter ? Un ASIC si vous visez Bitcoin, parce que rien d’autre n’y existe. Une carte graphique si vous voulez changer d’algorithme, faire autre chose de la machine les jours où elle ne mine pas, ou la revendre à un joueur. Une carte graphique trouve toujours un acheteur. Un ASIC n’en trouve qu’auprès d’un autre mineur, et seulement tant qu’il reste dans la course.
Faut-il déclarer les premiers satoshis ? Oui, dès le premier jeton reçu, à sa valeur du jour de réception. Le régime micro couvre jusqu’à 83 600 € de recettes pour les années 2026 à 2028, avec un abattement de 34 %.